Le Héros, par Lysère

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[24 heures de la nouvelle 2017 : Un moyen de transport doit être important pour l’intrigue.]

Les flammes de l’immense brasier central ronflent dans un bruit de tonnerre. Alimentées par des fûts de chêne, elles montent, hautes et fières, dans un crépitement brûlant tandis que la fumée s’élève en épaisses volutes lascives vers les poutres du plafond plusieurs fois centenaires. La halle est vide à cette heure où Freyr et Gullinbursti[1] s’apprêtent à parcourir l’univers afin d’illuminer les cieux des neuf mondes. Dehors, le fracas de la bataille titanesque résonne comme avant chaque aube dans le pré, bientôt les morts reviendront à cheval et tous profiteront du banquet servi par le fidèle Andhrímnir[2]. Le borgne contemple pensivement l’horizon lointain, l’esprit préoccupé, il n’accorde qu’une attention distraite aux combats héroïques dignes des sagas les plus enthousiastes qui se déroulent à une cinquantaine de stikas[3] plus bas. Accoudé à la balustrade richement ouvragée, il attend silencieusement dans la nuit mourante tandis que Freyr ouvre lentement les immenses portes de la grange et que les cieux palissent faisant doucement disparaître les étoiles les plus lointaines. Geri et Freki[4] l’ont délaissé pour rester au chaud non loin de l’âtre colossal qui fait bouillir le non moins monumental chaudron Eldhrímnir[5] dans lequel mijotent les chairs de Sæhrímnir[6].

Un froissement d’ailes brise la monotonie de cette morne matinée poussant Odin à s’extraire de sa catatonie et à chasser les pensées funestes qui l’accablent depuis le milieu de la nuit. Dans la brise automnale qui charrie les odeurs de feuilles et les senteurs boisées, il se détourne du glorieux spectacle de l’horizon pour se concentrer sur les nouveaux arrivants. Comme à chaque aube depuis le début, les corbeaux Hugin et Munin[7] viennent lui apporter les nouvelles des neuf mondes. Les signes sont là et Hati[8] se rapproche chaque jour du char merveilleux de Freyr, son sanglier aux soies d’or se fatigue plus vite tandis que la faim du loup s’accroît, rendant la poursuite plus incertaine. Le visage du Père de toutes choses s’assombrit encore alors que les deux imposants oiseaux font leur rapport de la nuit.

Ainsi cela va bientôt commencer, les signes sont de plus en plus évidents : d’intenses luttes intestines font rage sur Midgard… Même les scaldes et les sorcières n’arrivent plus à endiguer les conflits fratricides ; en Hellheimn, Naglfar[9] est quasiment achevé, de Muspellheim proviennent des rumeurs inquiétantes, les géants du feu ont délaissé leurs forges pour saisir leurs armes, la grogne des habitants de Jötunheim ne va pas tarder à atteindre son paroxysme, le mur de flammes qui l’entoure faiblit sous le souffle glacé des soldats monstrueux, de partout, les mauvaises nouvelles s’amassent tels de noirs nuages menaçants, prémisses de la furieuse tempête qui se prépare.

— Non, cela ne doit pas être… Pas déjà.

La voix du maître des Ases roule, grave et profonde comme le bruit d’un ressac puissant ; en bas, la clameur diminue, la bataille sera bientôt terminée. Un regard vers l’enclos où l’herbe piétinée boit abondamment le sang des morts, puis il reporte son attention sur les runes jonchant la large rambarde plate. Le tirage n’a pas été dérangé, les signes sont clairs.

— Allons, Odin, tu sais bien ce que dit la prophétie…

La voix rugueuse du corbeau croasse dans l’air doux du matin.

— J’en suis douloureusement conscient, Hugin, mais j’ai peur.

— La peur est normale, elle nous donne la force et le courage de nous battre…

— Où elle nous paralyse devant l’épreuve.

— Les signes sont pourtant là, il est temps de commencer à préparer tout le monde.

— Non. Cela ne sera pas. Je refuse ! J’ai eu tout le loisir d’y songer. Vous changerez les choses ! Hugin ! Munin ! Vous allez emmener Ast móður et Eymsli[10] ils tireront le char de Freyja, ne vous laissez pas embobiner par les beaux parleurs, fouillez partout, voyagez vite et loin. Il vous faudra atteindre un temps de magie et un lieu où les dieux eux-mêmes ont déjà été vaincus. Ramenez-moi leur plus féroce guerrier. Demain, quand Freyr reprendra sa course, il le remplacera pour mener Gullinbursti à travers les cieux et lorsque Hati le rejoindra, il le combattra et empêchera le premier signe. Ce combat devrait permettre de faire revenir les Hommes à la raison et prévenir la réalisation de la prophétie.

Munin se trémousse sur la rambarde en lissant ses plumes avant de pousser un croassement plaintif.

— Mais, de mémoire, cela n’a jamais été tenté. Je me souviens de l’interdiction édictée au premier jour ou Freyr a empoigné les rênes de son attelage. Le Voyage pour changer l’avenir ou contrer une prophétie est interdit, c’est toi-même qui l’as érigée en loi absolue. Tricher avec le destin est un crime.

Odin soupire avec lassitude.

— Tu as raison, Munin, jamais cela n’a été tenté, cette règle a été énoncée, mais elle ne concerne pas les animaux. Seulement nous. Vous allez vous mettre en route et me ramènerez de Midgard le plus formidable guerrier de cette époque. Lui pourra nous sauver. N’oubliez pas que vous avez jusqu’au retour de Freyr à l’étable ce soir. Le char de Freyja vous garantira le passage sûr d’un mortel vers Asgard. J’ai confiance en vous. Je sais que vous ne me décevrez pas.

Les deux oiseaux s’observent en silence, les échos de la bataille se sont tus tandis que Gullinbursti s’élance majestueusement vers la voûte céleste, mais derrière lui, alors que la lueur brûlante commence à réchauffer les terres, Hati, le loup décharné, bondit déjà à sa poursuite. Se détournant du spectacle, Odin retourne dans la halle pour honorer comme il se doit les Einherjars[11] de sa présence. Dans le lointain, le son d’un buccin résonne appelant les valeureux morts de la matinée à revenir au galop sur de magnifiques chevaux de guerre, leurs armes et leurs armures luisantes sous la lueur grandissante de l’astre solaire qui entame sa longue traversée quotidienne des cieux. Bientôt, le Valhalla retentira des cris et des chants des guerriers pendant le banquet, festin journalier aussi glorieux qu’effrayant. Non moins vigoureux à l’assaut qu’à la ripaille, ces hommes et ces femmes choisis par les Valkyries sur-le-champ de bataille ne vivent et meurent que pour se préparer à l’ultime conflit, le Ragnarök. Mais si Odin a décidé de les en priver, ils ne s’en rendront même pas compte…

Laissant quelques plumes sur la balustrade, les deux oiseaux disparaissent dans le matin clair pour accomplir leur tâche tandis que les premiers chants retentissent, accompagnant sans se douter le début de la quête qui va changer leur destinée à tous. Négocier avec les chats de la dame ne sera pas une mince affaire, mais si le père des Hommes l’exige… En dépit de l’absence de physionomie humaine, un observateur pourrait bien imaginer avoir vu Hugin esquisser un semblant de haussement d’épaules. Ils espèrent au moins que Freyja ne sera pas là pour interférer.

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Cris, hurlements, chaleur infernale, une foule compacte se presse à l’entrée de l’immense halle ; Hugin et Munin envieraient presque leurs deux compagnons d’infortune dans ce drôle de voyage, posés sur le toit métallique aplati qui rappelle un peu celui du Valhalla ils profitent des rayons de l’astre solaire et piquent un roupillon sur les plaques d’acier rivetées entre elles tandis que les deux oiseaux tentent de s’acquitter de leur tâche. En contrebas une musique sauvage, surprenante et violente semble provenir d’étranges tambours magiques : couleur charbon et rectangulaires. Au-dessous, un immense marché, monstre tentaculaire déployant ses allées noires de monde qui s’agglutine autour de centaines d’étals bariolés. Les deux oiseaux n’en perdent pas une miette, les passants espionnés étaient formels et enthousiastes, la foule attend d’un instant à l’autre le plus grand guerrier de tous les temps et de tous les royaumes, une légende vivante ayant défait, à lui seul, un dragon et plusieurs démons à l’aspect particulièrement redoutables d’après leurs dires. L’un d’entre eux ressemblait étrangement à un scalde, sa parole devait donc être prise en compte avec la plus grande attention. En entendant ses propos les deux oiseaux avaient échangé un regard complice, finalement leur quête aurait peut-être un résultat heureux et un dénouement plus rapide que prévu. L’arrivée n’avait pourtant pas été de tout repos avec ces deux abrutis de matous qui se disputent sans cesse quant à la route à prendre, évidemment, étant les seuls à pouvoir voyager entre les mondes et les époques et à tirer le char de Freyja… Il fallait faire avec. Du haut des poutres en métal, les deux oiseaux observent avec attention la masse grouillante et leurs étonnantes coutumes. Les femmes semblent toutes aussi féroces que les hommes, ce qui ne serait pas forcément pour déplaire à Odin. Jamais Hugin et Munin n’ont contemplé un attroupement de mortels aussi cosmopolite qu’étrange, tellement serrés que leurs mouvements sont contraints en un flot continu. Toutes ces peuplades réunies en un seul lieu pour acclamer celui qui a su se faire reconnaître comme une légende vivante parmi ses pairs. Ça doit vraiment être un guerrier incroyable ! Odin sera satisfait.

Soumis à une quantité délirante de stimuli différents et nouveaux tant odorants que visuels ou auditifs, les deux corbeaux semblent subjugués par une culture aussi surprenante, culture ayant apparemment défait ses Dieux des paroles mêmes du scalde espionné tout à l’heure. La lumière s’éteint brutalement provoquant crises d’hystérie mystique et acclamations sauvages progressivement canalisées par un hymne guerrier qui semble retentir à travers les immenses tambours. Sur une estrade vivement éclairée vient d’apparaître un guerrier féroce aux larges épaules et au corps luisant et musclé tatoué de dizaines d’espèces différentes, dragons, hydres, géants et créatures effrayantes. Si certains dessins paraissent familiers aux deux oiseaux, d’autres en revanche leur sont totalement étrangers. Il porte une tunique légère et une cotte de mailles simple, ses cheveux noirs ondulés sont retenus par une bande de cuir ; s’approchant furtivement de quelques coups d’aile ils se perchent sur une solive à l’aplomb du guerrier. Peut-être vient-il de défaire un nouvel adversaire ? Il tend les bras, triomphant, et son expression est féroce. Le fameux scalde le suit à distance respectueuse et sa voix tonne à travers la halle. Derrière eux, sur des fenêtres géantes, apparaît l’image bleue sur fond noir d’un souffle glacé charriant des flocons givrés dans une tornade déchaînée.

— Bon peuple humain ! Il est là sous vos yeux ! Triomphant vainqueur du tournoi mondial consacrant le plus grand guerrier, il a défait les adversaires les plus dangereux du monde de Nazeroth, sans autre compagnon que moi comme témoin pour relater ses exploits ! Nous avons tous tremblé devant la fureur d’Agathxia ! Tarlouna le temporaire terrorisait les voyageurs isolés ! Drav le ravageur n’hésitait pas à s’en prendre aux compagnies d’aventuriers insouciantes ! Brakhmar volait vos âmes par son seul rire ! Je l’ai vu, je peux en témoigner, vous y avez tous assisté ! Il les a vaincus en solitaire, sans l’aide des dieux ! Et ce ne sont que les derniers d’une longue série d’exploits personnels le consacrant comme le plus puissant des guerriers invaincus du monde de Nazeroth ! Le voici devant vous ! Lothalis, légende de Nazeroth, guerrier inégalé ! Ceux qui ont tenté de le défier ne sont probablement pas là aujourd’hui ! Une ovation pour Lothalis ! Le tueur de Dieux !

La foule hypnotisée par la voix du poète scande son nom et les flashs rapprochés d’éclairs de lumières illuminent spasmodiquement l’estrade et la légion d’adorateurs en transe, lorsque l’éclairage revient, un étrange personnage s’est approché de lui, portant une grande cape en fourrure noire comme la nuit, il tient dans ses mains un objet long recouvert de cuir ouvragé. La tension monte alors que les gens se mettent à marteler un autre nom… Tempête. D’abord doucement, puis de plus en plus fort, ces syllabes évoquent une force et un blizzard d’une violence inouïe. L’ardeur et la passion de la foule se déversent sur leur idole comme une cataracte puissante. Le nouveau venu réclame le silence en levant un bras. Sa voix enfle comme le tonnerre dans les applaudissements et les cris.

— Salut à vous, salut à tous ! Aujourd’hui est un jour spécial, cela fait longtemps que nous observons les progrès de la communauté, les défis que vous êtes capables de relever nous étonnent tous les jours et nous encouragent à vous proposer un contenu toujours renouvelé afin que des héros comme Lothalis puissent émerger et canaliser votre passion. Nous ne sommes que vos humbles serviteurs et en ce jour, nous voulons honorer celui qui est considéré par tous comme le plus grand guerrier que l’on connaisse dans cette communauté. Lothalis, à genoux.

Le jeune homme s’approche du prêtre et s’agenouille devant lui.

— Lothalis ! Vous vous êtes montré digne du titre qui vous est décerné aujourd’hui, affichez-le fièrement, car personne ne pourra vous le ravir à moins de vous battre en duel singulier. Vous êtes maintenant : le tueur de Dieux. Voici le cadeau de Tempête à l’un de ses plus incroyables arpenteurs, permettez-moi de vous offrir Lame-éclair, l’épée maudite du Cherchesouffle ! Puisse-t-elle vous servir fidèlement et vous encourager à relever encore bien d’autres défis…

Alors que le jeune homme reçoit son arme, les deux corbeaux se laissent brutalement tomber sur lui, s’accrochant à ses épaules dans un froissement d’ailes et de croassements, ils disparaissent de l’estrade dans un tourbillon de plumes noires et un roulement de tonnerre avant de se retrouver dans le char sur le toit du bâtiment.

Les deux chats l’observent avec un regard médusé.

— C’est ça votre guerrier suprême ?

— Ça ? C’est Lothalis ! Le guerrier légendaire ! Le tueur de dieux ! Odin sera satisfait…

— Soyons sérieux, regardez-le il a l’air complètement perdu et apeuré, il est en train de souiller ses braies et il pue la fourrure de chat, je sais de quoi je parle…

— Cessez de discuter, la foule l’a consacré plus grand guerrier de tous les temps alors en avant… Lothalis, vous devriez vous accrocher, Odin vous convie à un défi digne de votre envergure. Ne le décevez pas.

— Ou… Oui… J’avais cru deviner avec les deux piafs… C’est complètement safe non ?

Eymsli se retourne vers lui en feulant.

— Contente-toi de t’accrocher, puceau…

Dans un craquement de métal, l’étrange équipage s’envole vers le soleil avant de disparaître comme ils sont venus.

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Observant l’étrange combattant déambuler dans la halle, les deux compagnons ailés ne sont plus tout à fait aussi certains de leur choix. Odin, assis contemple le spectacle…

— Vous prétendez que c’est le plus formidable guerrier de l’époque où je vous ai envoyés ?

— Et bien, c’est ce qu’ils semblaient tous dire, il aurait même vaincu des dieux et des démons. Il est peut-être très impressionné, il est vrai que nul mortel n’a la possibilité de contempler cet endroit de son vivant…

— Qu’en penses-tu, Munin ? As-tu déjà vu un guerrier comme celui-ci ?

— Non, ô, seigneur borgne, je n’ai jamais observé un combattant comme ça.

— Et toi, Hugin ? Qu’en penses-tu ?

— Il semblait très à l’aise toute à l’heure, il faut reconnaître que l’endroit est impressionnant, il lui faut peut-être un peu de temps pour s’adapter… Une mise à l’épreuve ? Nous pourrions tenter de…

La voix du maître des Ases coupe court à la discussion.

— Vous avez vu comme moi les runes, le destin nous attend. Demain, Hati dévorera Gullinbursti. Il est notre seul espoir.

— Comment lui ferons-nous entendre ce qu’il doit faire ?

— Allons mes compagnons, tous les héros savent quoi faire quand vient le temps de l’épreuve…

— Mais il ne connaît pas notre langue.

— Je croyais que vous aviez pu comprendre ce qu’il disait.

— Oui, car nous étions inscrits dans cette époque, mais cette connaissance est restée là-bas.

— Voilà qui est bien dommage, mon fidèle Hugin… Tant pis, tout se passera bien, j’ai confiance en votre jugement, montrez-lui donc l’étable et le char de Freyr. Il faudra s’en remettre à lui. Nous n’avons plus le choix ni le temps.

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Quelques instants plus tard, le jeune guerrier est laissé dans la grange par les deux oiseaux inquiets qui se perchent en haut d’un surplomb afin de guetter et prévenir tout incident, Odin a été très clair, Freyr ne permettra à personne de monter sur son char, il faudra donc que celui-ci soit maintenu écarté de l’étable le temps que Lothalis prenne son envol. À l’intérieur de la bâtisse, l’immense voiture du dieu Freyr et sa monture, le sanglier aux soies d’or est au repos. Surmontant sa terreur initiale il observe le décor, tout est si clair, si réaliste, si incroyable, les oiseaux lui ont parlé d’un défi plus grand que tous, cela doit avoir un rapport avec le char, mais il ne trouve pas de curseur de quête… Il s’approche silencieusement du sanglier, ne pouvant résister à l’idée de toucher la fourrure rêche, jusqu’à maintenant, l’illusion est totale. Il ne faudrait pas décevoir les sponsors, le geek culturiste effleure délicatement le poitrail de la bête qui se réveille dans un bruit de tonnerre. Libre de tout attelage, son maître disparu, la créature propulse en arrière Patrick Viremont, étudiant en deuxième année de licence mention Sciences et Techniques des Activités Sportives, dans un grognement épouvantable, elle se précipite vers la sortie et enfonce la porte de ses défenses redoutables. Avant même que quiconque ait pu réagir, Hati a bondi du toit où il se tenait en embuscade et égorgé le sanglier solaire affolé. C’est le premier jour de la première année sans soleil qui commence et avec elle, les prémices inexorables du Rag Narök…

FIN

[1] Dans la mythologie nordique, Gullinbursti est le sanglier du dieu Freyr, créé par les nains forgerons Eitri et Brokk. Son nom signifie « soies d’or ». Il tire le char de Freyr pour apporter la lumière du jour.

[2] Cuisinier du Valhalla

[3] Stika : 98,4 cm, unité de mesure standard préconisée dans la loi islandaise dans les années 1200

[4] Geri et Freki sont les deux loups qui accompagnent Odin.

[5] Chaudron magique dans lequel est bouilli la viande de Sæhrímnir

[6] Sanglier magique qui ressuscite tous les jours et dons les chairs sont cuisinées par Andhrímnir pour nourrir les Einherjars

[7] Pensée et Mémoire, les deux corbeaux d’Odin

[8] Le loup affamé qui tente de dévorer Gullinbursti

[9] Le vaisseau des ongles, navire dont le lancement coïncidera avec le début du Ragnarök à proprement parler.

[10] Amour maternel et Tendresse, les chats ailés de Freyja qui sont attelés à son char.

[11] Guerriers choisis par les Valkyries pour rejoindre le Valhalla.

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7 thoughts on “Le Héros, par Lysère

  1. hihi 🙂 le pauvre gars… j’aime beaucoup la chute et tout le début, rendu très épique par tes descriptions 🙂 on sent que la mythologie nordique fait partie de tes péchés mignons 😀 Bravo pour cette nouvelle !

    • merci beaucoup pour ce commentaire 😀 Oui, la mythologie nordique est doucement une de mes sources d’inspirations

  2. C’est un pari assez ambitieux que tu as mené là, celui de nous emmener dans une mythologie que la plupart ne connait pas. En tout cas moi je ne m’y connaissais pas beaucoup et j’ai donc tenté de suivre autant que je pouvais.
    On sent vraiment dans ton écriture, dans ta façon de raconter, que tu maitrises ton sujet, que tu veux vraiment raconter quelque chose d’épique. Mais parfois il y en a trop, du genre dans les notes en bas, toutes n’étaient pas utiles (celle sur l’unité de mesure par exemple).
    Et pourtant ça marche super bien à cause de la rupture vers le milieu.
    J’avais senti venir la fin (enfin je veux dire qu’il venait d’une époque récente) mais je l’ai bien apprécié.
    En somme, ton récit m’a laissé une forte impression et je suis admirative devant ce dépaysagement. Je pense que tu dois probablement être le seul à être parti sur ce (froid) terrain.

    • Merci pour ton commentaire, les notes dans les bas de pages sont nécessaires pour ceux qui ne connaissent justement pas cette mythologie et qui souhaitent en savoir plus bien que je ne sois pas un ouvrage de référence 😉 après, pour ceux qui trouvent qu’il y en a trop, c’est parfaitement votre droit de les zapper 🙂
      J’ignore si je suis le seul sur ce froid chemin, mais j’apprécie ton commentaire, mon seul but était d’offrir un beau voyage aux lecteurs de passage. Apparemment, c’est réussi 🙂

  3. Pour avoir tutoyé un peu les mythes nordiques, j’apprécie cet instant précis de l’Histoire.
    Là où pourrait basculer l’inéluctable destin. Terrible aussi cette obligation de festoyer puis de combattre pour mourir et revenir au festin.
    Une écriture vivante qui nous permet de partager les destins des Dieux, pas si enviables que ça.
    La chute en terme d’extraction de personnage est bien vue. Un héros de JDR ou de jeux en ligne, toujours est-il que ça fonctionne. Pourvu qu’Odin ne tente pas vraiment de le faire…
    Bon moment de lecture.
    Merci 😀

    • Merci beaucoup pour ce commentaire qui fait très plaisir, espérons en effet qu’Odin ne tente pas vraiment le coup 😉

  4. Magnifique chute pour un récit riche en détails ! J’adore en plus la magnificence de l’histoire nordique, opposée du coup à ce… Comment dire… Sauveur du dimanche ? 😛

    En ce qui concerne les détails nordiques : je suis d’accord avec ce qui est dit plus haut, mais plutôt dans le sens que tout n’est pas essentiel à expliquer ; à l’inverse, d’autres notions auraient pu être présentées dans le texte même, sans note (comme les deux loups). Après c’est bien sûr mon appréciation, et je tiens à dire que l’avalanche de détails permet tout de même une lecture fluide et enrichissante 😀

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