La révolte du pantin, par Chloé Bertrand

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Martin Vorel Image libre de droit https://libreshot.com/ceepy-clown/

[24 heures de la nouvelle 2017 : Un moyen de transport doit être important pour l’intrigue.]

Il fait toujours froid dans l’atelier. Pinocchio n’a jamais compris pourquoi. Il y a pourtant bien un feu qui y brûle, et c’est normal : le machiniste y passe de longues heures et si ses mains s’engourdissaient, il ne pourrait plus travailler. Pourtant malgré le feu qui ronfle, Pinocchio frissonne. Ses propres doigts, serrés sur les bords de la grande croix de bois qu’il tient sur ses genoux, sont rouges aux articulations. Il se retient de claquer des dents.

– Tu as froid ? s’étonne le machiniste.

– Non, Monsieur, répond Pinocchio.

Le mensonge lui vient toujours plus aisément que la vérité. Tout le monde croit toujours ce que dit Pinocchio. Le garçon s’ennuie, voilà presque vingt minutes qu’il est juché sur l’établi du machiniste. Il agite ses pieds nus qui ne touchent pas le sol –Pinocchio a toujours été petit pour son âge. Il a cessé de demander s’il grandirait un jour, les réponses du machiniste sont trop pleines de déception.

– Monsieur, je peux revenir, dit Pinocchio.

– Non, reste là. Je m’occupe de toi dans un instant, ouvre ta chemise.

Pinocchio grince des dents. Ce soir, il a les nerfs à fleur de peau. Il est dans un mauvais jour. Ils sont de plus en plus fréquents, Monsieur Loyal s’en est inquiété auprès du machiniste.

– Ce n’est rien, lui a répondu son plus vieil ami. Des humeurs d’adolescent. Cela lui passera, a-t-il ajouté en tapotant la tête de Pinocchio comme celle d’un petit chien.

Les jambes de Pinocchio se balancent un peu plus vite sous l’établi.

– Je pourrais le faire moi-même si vous me donniez ma clef, dit-il d’une voix forte, en redressant le dos et en levant le menton.

Le machiniste lui jette un coup d’œil par dessus son épaule. Il semble à Pinocchio qu’il se moque de lui.

– Te donner ta clef ? Et qu’en ferais-tu ? Où la rangerais-tu ?

– Je la porterais autour de mon cou, sous mes habits, comme vous, Monsieur.

– Sottises. Tu la perdrais. Tu es un enfant distrait et maladroit, ajoute-t-il en retournant au mécanisme sur lequel il travaille. Et alors sans ta clef, que deviendrais-tu ?

Il vient à l’esprit de Pinocchio que, s’il perdait sa clef, le machiniste saurait certainement lui en fabriquer une autre. Mais il garde la bouche fermée, il sait que cet argument ne ferait que donner raison au vieil homme. Il serre les poings sur les bords de sa croix de bois si fort qu’il s’enfonce des échardes dans la peau. Il se retient de gratter le dos de ses mains et de ses pieds, et le haut de son crâne, là où les fils qui le rattachent à la croix sont noués sous sa peau.

Pinocchio est Pinocchio depuis toujours. La croix et les fils ont toujours été là. Le machiniste et sa clef aussi. Il a vécu ainsi pendant des années sans jamais s’en fâcher. Pourtant depuis plusieurs saisons, sa condition crépite sous sa peau. Fébrile, il s’échappe de plus en plus souvent entre les représentations, surtout la nuit, quand il est plus facile de parcourir les toits sans se faire remarquer. Mais il ne part jamais bien loin, et s’en revient toujours pour recevoir sa correction. Pinocchio appartient au Cirque des Neuf Saisons. Pinocchio fait parti du Cirque des Neuf Saisons. Il est stupide de perdre des heures sur les toits à observer la ville qui s’étend au pied de la butte et jusque par delà la Valse, la rivière qui la traverse. Stupide, peut-être. Mais ce que sait la tête du garçon, son cœur l’ignore. Il existe une sixième ficelle qui relie son organe à la cité. Chaque fois qu’il rentre au Cirque, la ficelle se tend et le garçon suffoque.

Oh, il a bien songé à s’en ouvrir au machiniste. Peut-être le vieil homme saurait-il comment couper ce fil inconfortable. Mais la simple idée de voir disparaître cette pulsion exploratrice, la seule part de son être qui n’appartienne pas au Cirque, lui est plus insupportable encore que celle de demeurer à la même place pour le restant de ses jours.

– Je ne la perdrais pas, Monsieur, insiste-t-il, incapable de s’en empêcher.

Le machiniste se tourne enfin vers lui en s’essuyant les mains sur un torchon sale.

– Cesse donc de dire des sottises et ouvre ta chemise.

– Mais Monsieur…

– Il suffit, Pinocchio ! Ouvre ta chemise !

L’enfant grince des dents. Obéir lui fait mal au bras tandis qu’il détache une de ses mains de sa croix de bois pour défaire les boutons de sa chemise. Le machiniste en écarte les pans, tâte la poitrine frêle du garçon, et ouvre la trappe de fer encastrée au niveau du cœur. Pinocchio le regarde tirer de son habit une chaine d’or que le machiniste porte autour du cou. La petite clef en fer qui y pend est toute en simplicité, sans gravures ni couleurs. Le vieil homme s’en saisit et se penche, car la chaine n’offre que peu de mou. Avec mille précautions, il enfonce sa main dans la cage thoracique du garçon, insère la clef dans la serrure de l’appareil qui lui donne vie, et commence à le remonter. Pinocchio, les yeux grands ouverts, fixe un point sur le mur, par dessus l’épaule du machiniste. Il a de nouveau les deux mains agrippées à sa croix de bois, et la serre plus fort que jamais. Il doit se soumettre à cette opération une fois l’an, et c’est là la raison pour laquelle il ne descendra jamais de la Butte des Neuf Saisons, ne quittera jamais le Cirque plus de quelques heures, ne laissera jamais la tension de ce sixième fil guider ses pas comme les cinq autres le guident sur la piste aux étoiles. Sa respiration se bloque dans sa gorge, la croix tremble sur ses genoux, agitée par ses mains, et son champ de vision se teinte de rouge. Pinocchio jurerait, en cet instant, que les murs de l’atelier se rapprochent de lui, menaçant de l’écraser.

Je vais mourir.

– Voilà, mon garçon, c’est fait.

Le machiniste se redresse en faisant craquer son dos. Pinocchio regarde sa clef disparaître dans le col du vieil homme. Ce dernier lui rattache sa chemise avec bonhommie, lui sourit et lui tapote la tête.

– Tu es dans un mauvais jour, encore. Cela te passerait plus aisément si tu te sauvais moins souvent.

Pinocchio plante ses yeux aciers dans ceux du machiniste.

– Je veux ma clef.

– Encore ? Voyons mon garçon, tu n’as plus l’âge de faire des caprices.

Le machiniste ramasse sur l’établi une paire de petites lunettes, et entreprend de les essuyer sur un pan de son tablier.

– Sois reconnaissant que je la garde en sécurité pour toi, petit. Maintenant sauve toi, va dormir. Il y a répétition, demain.

Considérant la conversation comme terminée, il se détourne en mettant ses lunettes.

– Il y a toujours répétition demain.

Le machiniste n’a pas le temps de réagir à la voix du garçon, rauque contre son oreille –il ne grandit pas mais il a perdu ses intonations fluettes depuis longtemps. Pinocchio laisse sa croix glisser de ses genoux. Son poids tire sur les fils de sa tête et de ses mains sans les décrocher. La douleur devrait le paralyser mais le sang qui lui bat aux oreilles étouffe tout le reste. Le garçon saisit à deux mains la chaine sur la nuque du machiniste, la tord et la serre autour de son cou, et tire. Il tire de toutes ses forces, et le vieil homme recule, se cogne contre l’établit, cherche à s’échapper mais le garçon referme ses courtes jambes sur ses hanches, bande tous ses muscles et refuse de lâcher. Lorsque le machiniste s’effondre sur les genoux, Pinocchio reste accroché sur son dos comme un insecte. Il ne dit rien, respire à peine, et serre.

Il saute du dos du vieil homme quand ce dernier bascule sur le côté. Sa croix racle contre les dalles du sol. Le machiniste ne bouge plus. Pinocchio lui enlève la chaine d’or et la passe autour de son propre cou. Le poids de la clef contre son torse délivre ses poumons de la brume qui les envahissait. Le garçon soupire d’aise.

Il est tard, le beffroi va bientôt sonner le milieu de la nuit. Il est peu probable que quiconque pénètre dans l’atelier avant le matin, mais Monsieur Loyal rencontre ses associés à toute heure du jour ou de la nuit. Pinocchio fait un pas vers la porte pour s’en aller, encore incertain sur sa destination : doit-il aller se coucher comme si de rien n’était, dans le coffre qui lui tient lieu de chambre et de lit, dont il ne peut plus fermer le couvercle sur lui à moins de s’y recroqueviller ? Ou bien doit-il s’enfuir ? Profiter de la nuit et du sommeil du Cirque pour se sauver, et ne jamais revenir ?

Le raclement du bois contre les dalles l’arrête dans son élan. Sa croix. Il allait l’oublier. Pinocchio revient sur ses pas, s’accroupit pour la ramasser. Interrompt ses geste à nouveau, et réfléchit en observant le machiniste qu’il n’est pas certain d’avoir tué. Il se tapote la bouche du bout de doigts, et doit une nouvelle fois réfréner le désir de se gratter le dos des mains et des pieds.

Les fils passent sous sa peau à l’aide d’une aiguille et d’un nœud, tout petit et très serré. Pinocchio et Vassia, le clown marionnettiste, ne les ont que rarement brisé.

Vassia.

Vassia adore Pinocchio.

Il adore le faire danser sur la piste, le faire trébucher, le faire s’envoler.

Pinocchio déteste Vassia si fort qu’il passe des heures dans son coffre à imaginer qu’il le tue.

Pinocchio arrache un par un les cinq fils qui le relient à la croix de bois, d’un coup sec. Un peu de sang affleure sur le dos de ses mains et de ses pieds. Il se touche la tête et ses doigts reviennent humides de sang. Sa peau brûle là où étaient les fils.

Les couloirs du Cirque sont noirs, la plupart des lumières éteintes. Pinocchio tend l’oreille. Il guette les voix des insomniaques, mais aussi la cloche du beffroi qui ne manquera pas de déranger les sommeils légers. S’il veut partir, il doit être parti avant. Le tapotement de ses pieds sur les dalles froides lui semble assourdissant. Il ne porte de chaussures que sur la piste aux étoiles. Il ne les emportera pas. Elles sont trop grandes, faites pour qu’il trébuche sur ses propres pieds. Sa maladresse fait rire les enfants.

Si le machiniste survit, songe Pinocchio avant un sourire mauvais, il ne le qualifiera plus aussi aisément de maladroit.

Il déboule dans le vestiaire, au milieu des costumes et des déguisement, des pompons et des paillettes, des plumes et des chapeaux. Contre le mur, sous la fenêtre, sa malle l’attend, le couvercle bâille. Il serait si facile de s’y coucher, laissant ses jambes dépasser par dessus le bord. Se lever au petit matin comme tout le monde, comme tous les jours, et aller répéter avec Vassia pour leur prochaine représentation. Pinocchio ravale la bile qui lui monte à la bouche. Il ne veut plus.

Il ne veut plus.

Sa détermination entre les dents, Pinocchio coiffe un chapeau à large bord, passe un long manteau de cuir qui lui bat les chevilles, et se faufile entre deux costumes pendus sur une tringle. Le couloir qu’ils dissimulent conduit à une entrée des artistes. La porte n’est jamais verrouillée, elle ne s’ouvre que de l’intérieur. Lorsque Pinocchio la pousse, il décide de ne jamais revenir. Elle se ferme en claquant sur ses talons. Le bruit résonne dans la rue déserte. D’ordinaire il sort par une fenêtre et reste sur les toits, il n’a jamais posé les pieds sur les pavés. Ils sont humides, glissant sous ses pas. L’air est froid mais délicieux. Le garçon marche, remonte l’allée jusqu’à l’escalier, l’un des huit qui séparent les neufs quartiers de la butte. Agrippe la grille à deux mains et pousse. Le cadenas grince. Verrouillé.

Il est plus tard qu’il ne le pensait si les escaliers sont déjà fermés. Pinocchio fait demi tour, parcourt la rue à grandes enjambées jusqu’à la place des Neuf Saisons. Il n’y a que deux façons de quitter la butte : en descendre, ou bien emprunter l’un des deux ponts qui la relient aux portes de la ville. Les ponts sont gardé par un péage qui sera fermé si les escaliers le sont déjà, mais s’il rencontre l’agent de police de garde il sera reconnu et ramené au Cirque… Les yeux de Pinocchio brûlent en se remplissant de larmes. Ses pieds, ses mains et sa tête pulsent de douleur. Que faire ?

Un tintement sonore l’arrache à son désespoir dans un sursaut. Ce n’est pas encore le beffroi, cette cloche est plus douce, plus aiguë, et bien plus proche…

– Le funiculaire…

Au moment où Pinocchio se met à courir, le beffroi se met à sonner. Le garçon ne pense plus ni au machiniste, ni à sa clef, ni à Vassia. Il ne sent plus la douleur là où il a coupé ses fils. Il ne pense plus à rien sinon à cette réalité très simple : le funiculaire reste en bas entre la cloche de nuit et celle du matin.

Le funiculaire reste en bas entre la cloche de nuit et celle du matin.

Au matin, les boutiques ouvriront, les agents de police de jour viendront relever ceux de nuit, les employés du péage prendront leurs postes. Au matin, l’on découvrira le machiniste assommé ou mort dans son atelier, Pinocchio disparu, et l’on ira à sa recherche. Au matin, s’il est encore sur la butte, Pinocchio sera repris avant le premier funiculaire, probablement avant même l’ouverture des escaliers.

Pinocchio n’a jamais couru. Ça n’amusait pas Vassia, et avec sa croix dans les bras le reste du temps, il trébuchait sur ses fils. Pinocchio découvre que courir est aussi naturel que de marcher, d’autant plus quand un dernier espoir de liberté est au bout de la rue. Il court. Ses pieds nus dérapent sur les pavés glacés, ses poumons brûlent, sa bouche se dessèche. S’il rate le funiculaire, arrêtera-t-il de courir sur le quai ? Ou bien son élan l’emportera-t-il dans la pente ? Y aura-t-il un employé pour l’arrêter ?

La lanterne du funiculaire se balance doucement. La porte est encore ouverte mais la sonnette retentit, il va partir. Pinocchio accélère. Il n’a pas le temps d’acheter ni de composter un billet. Il n’a pas d’argent pour acheter un billet. Déjà, le guichetier ferme son petit volet et se prépare à rentrer se coucher. La porte du funiculaire pivote. Pinocchio se jette en avant.

Son petit corps frêle se glisse tout juste entre le battant et la paroi du funiculaire. Il plaque son manteau contre ses côtes à la dernière minute, la porte se referme, le véhicule s’ébranle.

Pinocchio a le souffle court. Il se tient d’une main à la paroi, l’autre appuyée sur sa cuisse tandis qu’il retrouve sa respiration. Les rares passagers du milieu de la nuit l’observent un instant, puis se détournent.

Le garçon se redresse en expirant. Par les nombreuses vitres, on aperçoit les lumières de la ville en contrebas, qui se rapprochent lentement. Le beffroi a fini de sonner, mais son dernier coup de cloche résonne encore dans l’air nocturne. Pinocchio s’assoit précautionneusement sur un siège libre, se détourne de la ville, et presse son front contre la vitre froide.

Tout la haut, le Cirque disparaît dans le noir.

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17 thoughts on “La révolte du pantin, par Chloé Bertrand

  1. Très bien mené ! Je comprends pourquoi tu ne voulais pas exploser le funiculaire XD

  2. Un récit très bien mené, avec une ambiance très bien planté. Au début, je ne savais pas si c’était réellement un pantin on juste un nain (du genre dans les Freack shows). L’image du coeur à remonter m’a bien plue, ca donnait un petit côté steampunk/surnaturel.
    Après je ne m’attendais pas à ce qu’il tue le machiniste et ça m’a fait froid dans le dos.
    La fin, pour quelqu’un qui est censée l’avoir torché, est superbement bien mené :p Pleine de suspens, l’image du funiculaire complétant totalement ce paysage et cette ambiance.
    J’ai beaucoup aimé ta plume, ta manière de raconter les choses. Et ton récit m’a juste fait l’impression d’un « Ouaaah ». Comme toujours, j’adore ce que tu écris =)

    • Merci, je suis vraiment touchée par tant d’enthousiasme *____* ce personnage et cet univers sont vastes et j’espère avoir l’occasion de raconter les histoires de Pinocchio et de la Cité du dieu renard dans les années à venir !

  3. Ah le fameux funiculaire… Je le cherchais, depuis le moment où j’ai vu sur le forum qu’il serait important ^^
    Très jolie histoire, pleine de féerie mécanique (avec un peu d’horreur certes mais juste ce qu’il faut). J’ai passé un bon moment 🙂

  4. Wow. Je suis admirative ; c’est super bien écrit, et très prenant. Mon cœur s’est serré pour ce pauvre Pinocchio. Tu as su mettre beaucoup d’émotion dans ce récit, c’est à la fois très dur et très poétique. Merci beaucoup pour ce très beau texte !

    • Merci pour ce très beau commentaire <3 je suis heureuse que cette histoire t'ait plu.

  5. Superbe ! Mon coup de coeur pour cette année. Un vrai et chaud coup de coeur. C’est beau, ta plume est délicieuse, poétique, entraînante. Ton histoire est touchante tout en étant pleine de fantaisie. J’ai adoré l’idée du funiculaire. Non, vraiment, tout est beau dans ton récit. Je suis charmée <3

    • Merci mille fois, ton commentaire me fait vraiment chaud au coeur <3 je suis contente que cette histoire t'ait plue.

  6. Une marionnette, blessée dans son cœur et dans son âme, tue son créateur durant la nuit.
    Il suffit ! dit-elle, de souffrir tant et tant qu’avant l’aube il faut fuir si loin que l’on risque l’oubli.
    A mon cœur défendant, je n’aime ni les poupées ni les marionnettes, pourtant cette histoire me pousse à plaindre tous les esclaves de bois encore emprisonnés.
    Merci pour cette lecture 😀

    • Mais enfin on n’a pas idée de laisser des commentaires pareils *_____* tu devrais faire de la poésie Karele, c’est merveilleux, merci <3

  7. J’ai beaucoup aimé la façon dont tu mènes et maîtrises cette histoire à la fois poétique et cruelle. Ah on est loin du gentil Gepetto et de la fée bleue ! Ma seule réserve, c’était que la fin me laissait… sur ma faim. J’avais l’impression de lire, non une nouvelle, mais le début d’un roman. Mais à lire les commentaires et tes réponses, je comprends qu’effectivement ce récit appartient à un monde plus vaste que tu développes par ailleurs. Original, le funiculaire ! Il y a une chanson napolitaine qui le célèbre : « funiculi, funicula » !

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