Je veille, reposez-vous, par Manon Bousquet

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[24 heures de la nouvelle 2017 : Un moyen de transport doit être important pour l’intrigue.]

On ne peut changer tout ce qu’on affronte, mais nous ne pouvons rien changer si nous ne l’affrontons pas… – James Baldwin (“Not everything that is faced can be changed, but nothing can be changed until it is faced. »)

 

Tish appuie son front contre la barre de maintien. Les vibrations du métro se répercutent dans ses dents en de petits claquements, mais elle est trop lasse pour s’en préoccuper. Sa garde vient de se terminer, et après vingt heures sans autre repos que de courtes siestes, elle n’a qu’une envie : s’écrouler dans son lit. Quand les portes s’ouvrent, elle sursaute, les fixe jusqu’à ce qu’elles se referment. Le verre lui renvoie son reflet, peau pâlie par l’épuisement, cernes creusés. Ses cheveux lissés s’échappent de sa queue de cheval. Avec une grimace, Tish constate qu’elle doit bientôt retourner au coiffeur, sous peine de subir les regards noirs de l’infirmière supérieure.

Emportée par le flot des voyageurs, Tish sort pour sa correspondance, essayant d’ignorer la main lascive qui s’éloigne dès que le flux se sépare dans les couloirs. L’infirmière rejoint sa ligne, sans autre réaction qu’un merde bien senti en voyant son métro s’éloigner le long du quai. Même si l’attente n’est pas longue à cette heure-là, c’est toujours cinq minutes de trop. Tish contemple les rails noircis, la crasse de la voie. La chute a quelque chose de tentateur. Elle préfère se détourner, se laisse tomber sur le siège mural, ses jambes vidées de toute énergie. Elle blottit son visage contre ses genoux.

Je pourrais ne pas rentrer, aller ailleurs, loin. Loin de ma vie.

Le siège voisin couine quand quelqu’un s’assied à côté d’elle. Tish n’a même pas envie de retrouver sa petite fille ce soir. Lui expliquer ses absences, lui expliquer que non, elle ne peut pas venir la chercher à l’école, que non, elle ne peut pas l’accompagner en sortie scolaire. Heureusement que Maya est là pour s’en occuper, et heureusement qu’il y a les RTT.

Tish relève la tête, à la grande surprise de sa voisine, une vieille dame blanche qui change aussitôt de place. Bah oui, sinon la journée n’aurait pas été amusante. La rame de métro vibre le long du quai. Tish la fixe, regarde les portes s’ouvrir, se refermer, s’éloigner. Pourquoi ne pas être montée ? Pourquoi ne pas rentrer ? Retrouver les bras doux de Maya, les sourires de Soly, son babillage innocent.

Un autre métro s’arrête de l’autre côté de la voie. Foule, martèlement des semelles sur les dalles, manteaux qui s’effleurent, valises, bavardages, annonces. Un sentiment de décalage, d’absurdité, se creuse en Tish. Continuer ainsi tous les jours. La fatigue des vingt heures de garde s’abat comme une masse. Le sang, le pus, la merde, les larmes. Elle pleure sans être capable de s’arrêter, sans pouvoir refréner ses hoquets. La honte des yeux posés sur elle. Tish se relève, s’enfuit au hasard des couloirs.

Murs blancs, affiches de publicité géantes, le monde flou derrière ses sanglots. Au milieu des slogans, Tish discerne dans un triangle bleu « Je veille, reposez-vous ». Elle lâche un rire, s’approche, effleure la réclame défraîchie, glisse le long du mur jusqu’au sol. Recroquevillée, elle laisse le froid de la paroi l’envahir. Les chuchotements glissent sur elle sans plus la toucher, les pas s’éloignent. Elle voudrait crier à l’aide, mais elle ne sait même pas quelle aide elle attend, de quelle aide elle a besoin.

Je veille, reposez-vous.

Le couloir du métro s’estompe. Battements de cœur au ralenti,

Je veille

souffle imperceptible.

Reposez

Malaise vagal ?

vous.

Se laisser emporter.

 

La rame de métro bringuebale dans son tunnel. Douce musique de flûte, odeurs de mousse, d’épices, de riz. Lumière orangée à travers les paupières. Lit douillet. Tish ouvre les yeux. Elle doit rêver. Aucun doute, c’est bien une vieille rame de métro mais… les néons blancs ont été remplacés par des ampoules plus douces, des plantes grimpent aux parois, les sièges ont été remplacés par des meubles. Un lit, un canapé, un véritable coin cuisine. Des tapisseries aux teintes de feu voilent les fenêtres, dissimulent le royaume sous-terrain.

Impossible de savoir combien de temps elle a dormi, mais à son appétit, Tish estime au moins une dizaine d’heures. Elle n’arrive pas à être inquiète. Pourtant, pour autant qu’elle sache, un dingue pourrait l’avoir enlevée et emmenée ici. Mais le lieu est trop beau, trop étrange. Irréel. Un rêve.

Tish traverse la rame jusqu’au coin cuisine, écartant les larges feuilles d’un végétal inconnu, ses pieds nus sur les tapis moelleux. D’une barre de maintien à l’autre, elle dépasse le salon, puis ce qui ressemble à une salle d’eau. Le contenu d’une casserole mijote, à l’origine d’une partie des odeurs. Tish soulève le couvercle : mélange de légumes, lentilles, riz, le tout généreusement épicé – curry, cumin, romarin, paprika, même de la lavande, fenouil. Ce mélange laisse un instant l’infirmière sceptique, mais la faim l’emporte, et elle se sert du mélange dans un bol décoré de liserés végétaux. Elle ne trouve qu’une cuillère en bois comme couverts, emporte le tout vers le canapé. Bientôt installée, les pieds sous ses jambes, elle dévore. Son repas terminé, elle s’endort presque aussitôt sans même rejoindre le lit.

 

Au réveil, elle est toujours dans la rame étrange. Elle n’a même pas bougé du canapé. Mais quelqu’un lui a déposé plusieurs couvertures dessus durant son sommeil. Certaines en laine, d’autres tissées dans une matière que Tish n’a jamais vue. Rassasiée et reposée, elle entreprend une exploration plus méthodique depuis le fond de la rame. Derrière la tenture du fond, dans le coin-lit, elle voit le tunnel qui serpente au rythme du métro, les lumières éteintes qui clignotent et se rallument après son passage. Sous le sommier, elle trouve des tiroirs avec des vêtements propres, qui sentent bon le cèdre et la lavande. Des livres s’étirent en un serpentin le long des parois, étrangement classés par couleur. Dans toutes les langues du monde, y compris les mortes, dans des alphabets dont Tish n’a jamais entendu parler. Par curiosité, elle en ouvre un au hasard, dont la couverture s’orne de signes cunéiformes. Ses pages sentent le vieil encens, l’encre fraîche. Et elle commence à lire. Distraitement, elle s’assied sur l’une des couchettes latérales. Le texte l’absorbe. Elle en oublie qu’elle n’a jamais su lire ce langage.

C’est la faim qui l’extrait des mots. Elle repose le livre, se rend dans le coin cuisine où l’attend de nouveau un plat aux épices mal assortis mais délicieux. Après son repas, elle erre dans la rame, examinant les broderies, les plantes, la forme de leurs feuilles, les fragrances de leurs fleurs. Elle actionne la poignée qui la relie à la rame précédente, ou à l’habitacle du chauffeur, mais sans effet. Sans insister, elle retourne aux livres, à ce qu’ils remuent au fond d’elle-même. À ce qu’ils lui apprennent et qu’elle sait déjà. Tish se sent comme le terreau de ses propres idées.

 

C’est un rêve. Se reposer, avoir l’estomac plein, l’esprit vide et rempli, libéré des contraintes. Ni choyer Maya ni courir après Soly. Un rêve merveilleux qui ne finit jamais. Et Tish ne veut pas s’en réveiller. Elle a l’impression de flotter dans sa rame de métro, hors du monde, du temps. Les livres ne sont jamais les mêmes, les pages ne s’ouvrent pas au même endroit. Mais les idées sont celles dont elle a besoin, pour comprendre, saisir à pleines mains. Elle trouve des mots à mettre sur ce qu’elle a vécu et sur ce qu’elle veut vivre.

Alors quand la porte côté conducteur s’ouvre, sa bulle éclate.

Les fibres du tapis ploient sous les pieds de la créature, les plantes s’écartent à son passage. Les fenêtres se couvrent d’une légère buée, ou est-ce une arabesque de givre ? La douce lumière clignote sur son passage, à la façon d’un salut, d’une caresse amicale. Le canapé ploie sous son poids. D’un geste, elle invite Tish à s’asseoir en face d’elle.

Intimidée, l’humaine s’avance, s’agenouille sans parvenir à supporter le regard d’un autre monde. La créature parle, une voix délicate, égale. Un peu rauque, multiples vibrations dans la gorge.

« Nous voyons que tu sembles avoir trouvé un peu de paix ici. Il est temps pour toi de rentrer. Le penses-tu aussi ? Ne me réponds pas tout de suite. Prends le temps de réfléchir. Dis-moi ce qui te ferait rentrer chez toi. »

Alors, au lieu de simplement répondre qu’elle ne voulait pas revenir chez elle, Tish réfléchit. C’est un rêve, pas un rêve, dans tous les cas, il faut partir, se réveiller. Elle contemple ses paumes pâles, les lignes de vie fortes et noires, les cicatrices blanches. La première réponse, la plus simple, c’est revenir pour Maya et Soly. Mais tous ces livres, ces mots d’autres gens, de temps venus et à venir. Le repos engrangé, l’énergie surnaturelle qui l’habite au creux du ventre. Tish repense à son travail, à ses collègues surmenés, épuisés, aux postes vacants, aux lits trop peu nombreux. Elle repense à la vieille femme du métro qui s’est levée pour ne pas être assise sur le même banc qu’elle.

Tish relève la tête, fixe la vitre givrée au-dessus de l’être.

« Oui, je veux rentrer. Je veux changer les choses. »

Onde souriante, bienveillante, et l’obscurité.

 

Quand Tish se réveille sur le quai de métro, elle est sonnée, mais en pleine forme. Elle se lève, fait quelques pas, sans être ni engourdie ni courbaturée. La rame entre en gare. D’un pas rapide, Tish se glisse entre les badauds et les portes, trépigne d’impatience d’être chez elle. À son arrêt, elle bondit, prend les escaliers quatre à quatre, et sort à l’air libre.

Il fait grand jour. Tish respire, se calme. Un rêve. Elle a dormi toute la nuit sur le quai. Inhabituel, mais son état préoccupant de la veille l’explique tout à fait. Sa famille doit être morte d’inquiétude. Alors elle trottine jusqu’à son immeuble, néglige l’ascenseur en panne, escalade les quatre étages, sort ses clefs, mais avant même qu’elle ne les insère dans la serrure, la porte s’ouvre. Soly, sourire ouvert sur sa dent manquante, crie de joie, se jette dans les jambes de sa mère. Tish accuse le choc, s’agenouille pour serrer sa fille contre elle. Les petites tresses lui chatouillent les oreilles, le parfum du shampoing l’émeut.

« Oui, je suis là, Soly ! Et toi, tu n’es pas à l’école ? »

Soly n’a pas le temps répondre qu’un deuxième choc s’abat sur elles. Maya pleure à chaudes larmes en blottissant son front dans le cou de Tish. Entre deux hoquets, elle parvient à former une phrase, vomie à toute vitesse :

« J’ai cru que tu n’allais pas revenir, qu’on t’avait enlevée, battue, que tu étais morte, que… que… »

Sa voix se brise, son étreinte se resserre, étau d’amour. Un doute saisit Tish.

« Maya, Soly… combien de temps… ça fait combien de temps ? »

Maya se redresse, essuie ses joues, respire.

« Plus de quinze jours. »

L’information stagne à la lisière de l’esprit de Tish. Elle regarde Soly, puis Maya.

« Rentrons, je dois vous parler. »

 

D’abord, Tish leur explique : la fatigue désespérée, son errance, l’affiche et son slogan rassurant, puis, avec précautions, elle commence à raconter ce qu’elle a pris pour un rêve. Elle a la gorge nouée, la crainte de ne pas être crue. Maya se tait, écoute, songeuse. Soly n’arrête pas de l’interrompre, elle veut des détails en plus à chaque phrase, elle pose des questions dont Tish n’a pas les réponses. Quand elle a terminé, Maya se lève et revient avec trois chocolats chauds. Le silence s’installe. Lorsque Maya finit sa tasse et la repose, elle dit :

« Je te crois. Mais on doit quand même prévenir la police de ton retour. Quand ils ont mené leur interrogatoire, et j’ai cru que j’allais les mordre quand ils ont parlé de placer Soly chez ton ex – elle secoue ses longs cheveux noirs, retrousse les lèvres –, ils ont parlé d’autres… disparitions. Enlèvements ? Similaires à ton cas. Dans le métro, angle mort des caméras. »

Elle se tait, serre la mâchoire pour continuer :

« Ils m’ont demandé si tu te droguais. Apparemment, les autres personnes sont revenues en racontant des histoires… étranges. Ils ont pensé à des enlèvements, mais comme il n’y avait aucune trace de drogue, ni de violence, c’était difficile à faire passer. Enfin. Quand on les aura prévenus et qu’on sera débarrassés d’eux, peut-être que le contact que j’ai noué pourra t’intéresser. Une femme qui a réapparu quelques semaines avant toi, qui m’a répondu quand j’ai diffusé ton avis de recherche. »

Maya rougit, faisant fondre le cœur de Tish.

« Je suis désolée de t’avoir causé autant d’inquiétude. »

Maya pose deux doigts sur les lèvres de l’infirmière :

« T’as pas à t’excuser. »

 

Réva se lève dès que Tish arrive à la terrasse du café. Elle lui tend spontanément la main, avec un grand sourire.

« Bonjour ! Tish je suppose ? Je suis Réva. Votre amie m’a beaucoup parlé de vous, et je suis heureuse que vous soyez revenue. »

Intimidée, Tish la remercie et la salue en bafouillant. Elles s’assirent ensemble, Réva demanda un second café, tandis que Tish prend un thé. Elle est soulagée que Réva embraye directement et franchement la conversation sur le métro. La similarité de leurs expériences lui ôte un poids terrible des épaules. Ne pas être la seule. Et finalement, Tish pose la question qui la tracasse depuis le début :

« À ton avis, pourquoi elle fait ça ? »

Réva hésite. Touille son café, regarde les passants. Finalement, elle lâche :

« Tu te souviens des livres que tu as lus ? Leurs références ? »

Tish secoue la tête.

« Moi non plus. Pourtant, je suis bibliothécaire. Je me souviens toujours des titres. Mais là, non. Simplement de leur force, du contenu, de la puissance des mots.

— Moi aussi, mais…

— Je pense, embraye Réva, que la créature recueille les gens épuisés. Au bord de… »

Ses yeux fixent ses mains tremblantes.

« Au bord de l’abandon. Et elle leur donne de l’énergie et des armes pour se battre. »

Tish reste songeuse. Elle repense à la puissance qui reste logée en elle, source intarissable, elle repense à la réponse donnée lors de son départ de la rame. Et lui reviennent les mots qu’a murmurés la fée du métro alors qu’elle-même s’évanouissait :

« On ne peut affronter les forces qui nous tuent si elles nous ont déjà trop affaiblis. Je suis la puissance du fond du gouffre, je suis la puissance qui donne l’énergie de se relever et de se battre. »

 

FIN

Crédit image : Allan Chen

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11 thoughts on “Je veille, reposez-vous, par Manon Bousquet

  1. Superbe, un texte qui donne de l’espoir en ces temps troublés 🙂

  2. Aaaaaargh mais Nariel c’est quoi encore que cette petite merveille ? Je me suis régalée, et pas juste parce que je brunchais en lisant ^^ sérieux, je trouve le concept génial et j’ai vraiment adoré les descriptions de la rame/maison, avec sa bibliothèque et ses plats épicés. Et puis surtout, j’adore ta façon de décrire la petite famille que forment Tish, Maya et Soly. Je me demandais quel âge elle a, Soly, d’ailleurs ? Bref j’ai surkiffé, j’adore vraiment tes univers <3
    Jo

  3. Il est puissant et marquant, ce texte, d’autant plus puissant qu’on s’y retrouve forcément un peu… Félicitations, j’ai beaucoup aimé. C’est une lecture qui fait du bien !

  4. Chouette histoire, elle résonne pas mal. J’aime beaucoup le décor de la rame aménagée, il m’a fait penser à pas mal de trucs (notamment la maison dans le train dans Shardlight).
    Je suis presque déçu que tu n’esquisses pas plus le portrait de la créature, mais c’est franchement pas le plus important (du coup je vois bêtement une faune, voilà. Je trouve que ça va bien avec le décor).
    Sinon, j’aime bien les prénoms de tes personnages. Réva, ça vient de quelque part ?

    Et puis, heu, voilà, j’ai pas grand chose de pertinent à dire XD. Merci pour la lecture !

    • Merci à toi pour le commentaire ! 😀 Alors je connais pas du tout Shardlight, l’inspiration vient d’un bus aménagé où mon père a vécu il y a plus de vingt ans x) depuis ça m’a marquée.
      Au début, je n’avais pas trop d’idée sur l’apparence de la créature, et un ami m’a rappelé que parfois, ce qui est suggéré a plus de force, alors j’ai tenté. Je me demande ce que les autres ont vu, tiens ?
      Les noms viennent de Behind the Name x) J’ai fait plusieurs tentatives aléatoires, et quand c’est tombé sur Réva, j’ai pensé à la série Jessica Jones/Luke Cage et je l’ai gardé.

  5. Ah ouiii Behind the Name c’est le bien pour ça. Je m’en sers beaucoup aussi, même si pas trop du random. En général, je cherche des consonances précises et c’est bien utile pour ça (la dernière fois je cherchais des références de prénoms Mongols, par exemple).

    Le suggéré ça marche bien, c’est vrai (surtout pour ce genre de créature gardienne, au final on se forge son propre gardien) ; mais après m’être fait mon image, je suis toujours un peu curieux d’avoir la vision de l’auteur ou des autres gens !

    Shardlight, c’est un point&click post-apo dans lequel on finit par tomber sur une madame qui habite dans un train abandonné. J’arrive pas à retrouver des images de l’intérieur, mais c’est dans le même esprit : un ilot de confort au milieu d’un paysage déprimant.

    • J’ai l’impression que c’est courant dans les jeux vidéo ces îlots réconfortants. C’est logique il faut dire, pour reposer la tension du joueur, comme ici en fait ^^

  6. C’est drôle, en lisant vos commentaires je peux mettre le nom sur ce que je voyais : un checkpoint ^^

    D’accord le texte ne s’arrête pas à ça, c’est un joli mélange de notre monde et d’un autre, et normalement je n’aime pas les mystères inexpliqués, mais là ça passe bien et je comprends pourquoi : c’est un texte très évocateur, et ce serait dommage de donner trop d’indices.

    Très joli moment, merci !

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