Exactitude est mère de clarté, par Georges Carter

Kindle

 

XXIIIème siècle galactique.

Venceslas Van Worcestershire trépignait d’impatience. Son ventre émit un grondement sourd qui ressemblait à s’y méprendre à la vibrante tonalité d’un fier cor de chasse, dans lequel aurait soufflé un quidam qui n’y connaissait rien à la musique. La petite vieille assise à la table voisine en sursauta et s’étouffa sur son morceau de pain. En temps normal, cela aurait fait pouffé Venceslas, mais il ne le remarqua même pas, trop occupé à fixer l’énorme burger à sept étages qui s’avançait dans sa direction et atterrit sur sa table comme une soucoupe volante de luxe. Le Septième Ciel était LE sandwich vedette du Jambon-Beurrger ; en tête des ventes depuis la création de l’enseigne presque un millénaire auparavant, le favori de Venceslas, il envoyait du rêve et mille fumets enchanteurs.

Tandis que Venceslas lui faisait subir un sort pire qu’une moissonneuse-batteuse peut faire à un champs de blé, des gens commençaient à s’agglutiner à côté de lui. S’il en avait eu quelque chose à faire, il aurait pu remarquer que ces derniers s’agitaient, inquiets, autour de la vieille dame devenue toute rouge. Quelqu’un tenta une manœuvre de Heimlich pour libérer le bout de pain coincé dans sa gorge, mais la pratique s’avéra encore moins aisée que sa prononciation. Il abandonna.

Les secours évacuaient la pauvre dame alors que Venceslas terminait son rêve buccal en revenant doucement à la réalité. Rassasié, il éructa bruyamment – mais ne vous offusquez pas pour si peu : dans cette partie de la galaxie, on considérait cela comme le summum de la politesse. Comme quoi, tout est toujours une question de point de vue. Prenez Venceslas par exemple : sa visite au Jambon-Beurrger aura été l’un de meilleurs moments de sa semaine, pour le savoureux Septième Ciel, bien sûr, mais aussi pour la découverte qu’il ne tarderait pas à faire ; en revanche, la petite vieille ne pourrait pas en dire autant : elle devrait séjourner quelques temps à l’hôpital, la journée d’observation se transformant en mois car elle y rencontrerait un virus qui s’inviterait chez elle sans prévenir. Sans compter qu’elle serait par la suite poursuivie en justice pas le Jambon-Beurrger pour être partie sans payer, et qu’elle terminerait sa vie ruinée, seule avec son chat empaillé.

Mais cela était une autre histoire.

Notre histoire à nous raconte comment Venceslas, en se penchant pour ramasser sa serviette, trouva sur le sol un morceau de parchemin plié en huit.

***

Quatre siècles plus tôt.
Pour ceux qui ne sont pas très amis avec les mathématiques, cela se passe donc au XIXème siècle galactique ; pas que ce soit important à l’histoire, mais je tenais à le préciser. Exactitude est mère de clarté.

Penché sur son ouvrage au point d’effleurer le papier de son nez, Firmin traça un dernier trait et releva la tête pour admirer son œuvre.

Bon.

C’était pas terrible.

Mais on comprenait l’idée.

Firmin sentait son heure proche. Certes, ses médecins l’avaient plutôt bien aidé à avoir ce pressentiment lorsqu’ils lui avaient diagnostiqué un petit cancer en phase terminal, mais il aimait se donner un peu de crédit pour cette découverte. Parce que mine de rien, il l’avait fait pousser tout seul comme un grand, son cancer. Sans le moindre docteur à l’horizon. Oui monsieur !

Il se tenait maintenant sur le seuil de la mort, prêt à frapper à sa porte, mais il devait faire une dernière chose avant de s’inviter à l’apéro.

Voyez-vous, Firmin avait amassé une sacrée fortune au cours de sa vie, et il n’avait personne à qui la léguer – hormis ses cinq fils. Seulement, ces grands couillons n’avaient jamais été fichus de le laisser tranquille, lui rendant visite chaque week-end pour prendre de ses nouvelles.
Pour Firmin, il n’y avait rien de plus agaçant.

Ainsi, il avait décidé de transmettre sa fortune à une personne qui le mériterait vraiment ; quelqu’un de malin, de courageux, de brave… Manque de chance, ce genre d’individu manquait cruellement dans son entourage.

D’où l’idée de sa carte au trésor – car, oui, ce qu’il venait de dessiner était bel et bien une carte au trésor, malgré les apparences. Si vous voulez mon avis – et même si vous ne le voulez pas, je vous le donne quand même – cela ressemblait plutôt à un vieux morceau de nappe sur lequel aurait gribouillé un enfant de trois ans, une mouche et un médecin. Sans vouloir offenser Firmin, bien entendu, ni aucun enfant de trois ans, mouche ou médecin.

Bien que le vieil homme soit tout à fait conscient que le résultat frisait la laideur, il n’avait néanmoins aucun doute concernant la clarté de ses indications. Content de lui, même si une pointe de regret commençait à serrer son cœur à l’idée de se séparer prochainement de sa fortune, Firmin plia avec soin sa carte au trésor. Une fois, deux fois, trois fois.

Il savait parfaitement où il la laisserait : sous le pied de sa table habituelle, dans son restaurant préféré, situé sur la route spatiale de Merven-Sperekin. L’établissement accueillait depuis toujours les plus grands aventuriers de la galaxie et – sans nul doute – le plus vif, le plus futé d’entre eux remarquerait immédiatement ce morceau de papier mystérieux.

***

Quatre siècles plus tard.

Nous sommes donc revenus au… ? Au… ? Au XXIIIème siècle galactique ! Merci Marco ! Tu suis, toi, au moins.

Penché sous sa table, Venceslas venait de ramasser sa serviette lorsqu’il aperçut, pliée et calée sous l’un des pieds, la fameuse carte au trésor de Firmin. Intrigué, il essuya rapidement ses doigts gras, la décoinça de là et se releva, non sans se cogner la tête.

Il jura à peine, trop fasciné par sa découverte.

Le contour de la bouche encore souillé de ketchup-vermouth-moutarde, Venceslas abandonna sa serviette près de son assiette vide et déplia le parchemin. Son cœur battit le flamenco lorsqu’il découvrit son contenu. Selon toute évidence, il avait sous les yeux quelque chose d’inestimable.

Vous êtes sûrement en train de vous dire que la situation est bien trop invraisemblable, que cela relève du miracle que la carte soit restée au même endroit quatre siècles durant ; mais il y a en fait une explication toute simple à cela : bien-sûr que d’autres l’avaient trouvée – et des plus braves que Venceslas – mais tous avaient fini par recaler leur table bancale avec, pour la simple et bonne raison qu’aucun d’eux n’étaient parvenu à déchiffrer l’ignoble écriture de Firmin. Le vrai miracle, c’est que Venceslas, lui, pouvait la lire sans problème : il avait la même.

Et ce qu’il lisait le ravissait.

Malgré le mauvais dessin, il avait tout de suite reconnu la Maison Krimpekel, située dans l’une des plus grandes villes de la lune de Sperekin. On recommandait sa visite dans tous les guides touristiques de cette région. Venceslas s’étonna que l’auteur de la carte au trésor ait pris la peine de rédiger une énigme si tordue pour localiser l’endroit ; tout le monde connaissait son existence et son histoire, c’était le seul bâtiment du XIXème siècle galactique encore debout dans cette ville.

Et la statue du comte, sous laquelle se trouvait – selon le plan – un trésor, trônait toujours dans la courette.

***

Quatre… bon, vous avez compris le truc, nous sommes de retour au XIXème siècle galactique.

L’unique village de la lune de Sperekin charmait par sa tranquillité. Et il aurait été étonnant qu’il en soit autrement, étant donné que ses habitants l’avaient abandonné cinq ans plus tôt. Les jolies maisons en bois se tenaient à distance respectable les unes des autres, bordées d’une végétation luxuriante d’où émanait des piaillements d’oiseaux et de kerbots. Un délice pour l’âme et les oreilles.

En chemin vers l’ancienne demeure du comte de Krimpekel, Firmin se prit à réciter son énigme à voix basse, comme une comptine bien rodée. Une bouffée de fierté gonfla sa poitrine. Sa carte, son plan, tout se goupillait à la perfection. Seul un esprit particulièrement brillant pourrait décoder les instructions qui menait à son trésor, quelqu’un doué de réflexion et d’une ingéniosité hors du commun. Comme lui. Sa fortune tomberait forcément entre de bonnes mains, il n’avait aucun doute là-dessus.

Arrivé à destination, Firmin ne prit même pas le temps d’observer le magnifique chef-d’œuvre architectural qui se dressait devant lui. Quelqu’un d’autre ce serait certainement arrêté, fasciné, pour contempler les abouts façonnés avec soin, les chanlattes, les astragales, les colombages ; pour admirer les milles essences de bois qui composaient l’ensemble, les splendides lambrequins, les tavaillons superbement ouvragés qui recouvrait le toit d’élégance.

Mais Firmin s’en foutait royalement.

Pour lui, c’était juste du bois, et il en avait déjà vu. Pas de quoi en faire tout un steak.

La main amoureusement posée sur sa sacoche bombée de trésors, il contourna l’immense demeure pour se rendre dans les jardins.

Là, au milieu d’une allée envahie par les plantes redevenues sauvages, se dressait la fameuse statue de bronze à l’effigie du comte sous laquelle il allait déposer la récolte de sa vie.

***

XXIIIème siècle galactique, le retour !

Sans surprise, l’endroit grouillait de monde.

Les immenses complexes aquatiques dont les toboggans rejoignaient les différentes villes, l’hôtel grande roue qui faisait le tour de l’astre en sept jours, et l’antique maison Krimpekel n’étaient que trois des attractions les plus populaires de la lune de Sperekin. Cette dernière ne ressemblait plus à rien de ce qu’avait connu Firmin. Transformée en un parc d’attraction immense et bruyant, elle accueillait chaque année des milliards de touristes venus de toutes les galaxies – sauf, évidemment, de celle de Grmmmgred, qui boudait toujours dans son coin.

Mais ça lui passerait bien un jour.

À l’ombre des immeubles qui entouraient la demeure comtal, les rues bondées de stands proposaient toutes les activités, tous les types de restauration imaginables. Enfin, « imaginables » restait une façon de parler. Car il s’y trouvait tout de même énormément de choses que Venceslas n’aurait jamais imaginé – que ce soit tout seul ou avec de l’aide. Ainsi, il ignora les œufs de kerbots fermentés et se contenta d’acheter une bonne vieille glace whisky-coca pour finir sa route.

Il fut surpris de constater que le parc de la maison Krimpekel était totalement désert. Cela n’était pourtant guère étonnant : en effet, les touristes ne faisaient que passer devant la demeure, prenaient des photos en cachant le magnifique décor de leurs trognes ahuries, et se hâtaient de rejoindre la Tour à Souvenirs, dans laquelle ils passaient la journée à choisir des bibelots à ramener à ceux qu’ils voulaient faire baver.

Pour le coup, cela arrangeait bien Venceslas. Avoir un petit tête à tête privé avec le comte de bronze se révélait inespéré.

Après avoir essuyé ses mains pleines de glaces sur son pantalon, il fouilla dans ses poches pour en sortir un morceau de ficelle… non… c’était pas ça… une pièce de… non. Non plus. Un caillou ! Non… Ah ! Le plan. Voilà.

Des centaines de noms – de donateurs, bienfaiteurs, flagorneurs – ornaient le piédestal de la statue, mais il fallait trouver le bon. Celui qui se trouvait là, sur la carte au trésor, devait se trouver sous les grands pieds du comte.

Prêt à y passer le reste de sa journée, Venceslas commença à déchiffrer les vieilles inscriptions gravées dans la pierre. We… Wellem. G… Grant. Wellem Grant.

Hum.

Ç’avait été facile.

Peut-être même un peu trop : le premier nom sous ses yeux correspondait bien à celui qu’il cherchait.

Hum…

Sans compter l’énigme bien trop évidente, le trajet sans embûche et le parc vide de monde…

Venceslas fut pris d’un doute affreux. Jamais dans sa vie il n’avait eu autant de chance. À tous les coups, le trésor – si trésor il y avait vraiment – ne reposaient plus là depuis longtemps.

Grognon d’avoir eu la bêtise de suivre la piste d’un bout de papier pourri ramassé sous une table de l’un des plus vieux restaurants de la galaxie, il donna un coup de poing rageur dans Wellem Grant.

Enfin, dans son nom. Vous l’aurez compris.

Venceslas sautilla soudain sur place en soufflant très fort et finit par crier sa douleur dans un gémissement aigu entrecoupé de jurons. Les jointures écorchées de ses phalanges pissaient le sang. Selon lui. Une égratignure, selon d’autres. Beaucoup d’autres.

Pendant ce temps, la pierre qu’il avait frappé tomba sur le sol. Et elle eut la décence de ne pas en faire toute une histoire, elle.

Venceslas se tut presque immédiatement. La manœuvre avait mis à jour une petite niche, creusée dans le piédestal.

Les yeux ronds, il s’approcha, oubliant la douleur qui lui lançait la main. Les commissures de ses lèvres se relevèrent doucement, jusqu’à un point où ses dents formèrent un croissant de lune réjoui sur son visage ébahi. Il ne se rappelait pas avoir déjà autant souri.

Sous ses yeux et les pieds du vieux comte, son trésor l’attendait : et Venceslas n’aurait pu rêver meilleur butin.

Jamais, jamais il n’avait eu autant de chance.

***

XIXème siècle galactique. Dernier arrêt, tout le monde descend.

Après avoir descellé la pierre de ce sacré Wellem, Firmin ouvrit sa sacoche et en sortit une bourse pleine de pièces d’or. La revoir titilla ses souvenirs de jeunesse : il l’avait gagnée lors d’une périlleuse mission de contrebande, avec Gérard et Jean-Jules, ses compagnons de méfaits. Ils avaient passé des mois à surveiller les douanes interstellaires, espérant passer en douce de grosses cargaisons de papier toilette triple épaisseur – introuvable et interdit sur le sol des cinq planètes du système – lorsque Firmin fut pris la main dans le sac. Immédiatement, il avait eu le réflexe de dénoncer ses camarades. Grand bien lui en fit : il fut récompensé de ces informations par la petite fortune qu’il tenait à présent dans sa main. Avec un petit pincement au cœur en repensant à cette bonne époque, il plaça la bourse dans la cachette.

Elle fut vite accompagnée d’une liasse de billets mercuriens, d’un petit soldat en métal très précieux dont il avait oublié le nom, de pépites de plaferte qu’il avait trouvé lors d’une dangereuse excursion sur le mont Fer-Gel et de crédits durement gagnés au service d’un monstrueux maître qui l’avait exploité sept années durant.

Toutes ces choses, il les avaient méritées – certaines plus que d’autres, certes – mais il en avait payé le prix ; que ce soit en sueur, en sang, en amis, en ampoules sur les mains ou en danse acrobatique. Mais vous n’en saurait pas plus sur ce dernier point, car c’est une histoire dont Firmin n’était pas tellement fier.

Sa sacoche presque vide, il pensait à son bienheureux successeur qui trouverait là ses biens les plus chers. Cet aventurier intrépide, ce filou malin, cette canaille débrouillarde qu’il avait lui-même été lorsque toutes ses dents étaient encore authentiques.

Avec un soupir nostalgique, Firmin ajouta un médaillon au butin entassé dans la niche de pierre, puis il sortit son dernier trésor. Le plus précieux : un petit cristal de colgate qu’il avait eu la chance de gagner aux jeux et qui valait à lui seul plus des trois-quarts de ce qu’il possédait.

Délicatement, il le déposa avec tout le reste.

Sa sacoche était vide. Sa cachette pleine. Son cœur lourd et léger à la fois.

Firmin replaça la pierre de Wellem à l’endroit où elle se trouvait à son arrivée, puis il s’éloigna pour contempler une dernière fois l’imposante statue de bronze qui protégeait désormais l’œuvre de sa vie.

Il avait fait tout ce qu’il avait à faire.

Il était prêt à mourir.

Genre, là, maintenant, il pouvait partir.

Nan, sérieux, il était prêt.

Maintenant.

Là.

Tout de suite.

S’il vous plaît ?

Agacé que la mort l’ignore, Firmin lui cria de venir.

Seuls les kerbots lui répondirent en piaillant.

C’est alors que cela le frappa : il souhaitait que son trésor revienne à quelqu’un qui le méritait vraiment, mais cette personne, c’était lui. C’était lui qui avait sué, saigné, lui qui avait perdu des amis et sa dignité avec cette histoire de danse acrobatique. Personne d’autre que lui ne méritait ce qui lui revenait de droit.

Fébrilement, il retira une nouvelle fois la pierre de Wellem de son emplacement et vida sa cachette, remplit sa sacoche. Si la mort voulait vraiment sa peau, et bien qu’elle vienne le dépecer elle-même ! En attendant, il serait sur Bahamas 7, à dilapider sa fortune.

Alors que Firmin s’apprêtait à refermer de nouveau le piédestal, il fut prit de regrets en pensant au pauvre aventurier qui suivrait sa fantastique carte et ne trouverait… rien.

Il devait faire un geste pour ce pauvre diable, lui laisser au moins un petit quelque chose pour sa peine.

Firmin dégaina son portefeuille et en sortit un morceau de papier qu’il déposa là où s’entassait encore sa fortune quelques secondes plus tôt.

Le chercheur de trésor pourrait prendre le temps qu’il voudrait : les bons pour le Septième Ciel du Jambon-Beurrger avaient toujours été valables à vie.

Kindle

5 thoughts on “Exactitude est mère de clarté, par Georges Carter

  1. Cette nouvelle appelle tellement une suite ! Que ce soit pour l’idée, l’ambiance, l’humour (« Sans compter qu’elle serait par la suite poursuivie en justice pas le Jambon-Beurrger pour être partie sans payer, et qu’elle terminerait sa vie ruinée, seule avec son chat empaillé »)… mais je comprends parfaitement si cela n’a pas été possible en 24h.
    Merci pour cet… apéritif ^^.

    Ah et oui. « Jambon-Beurrger ». Génial 😀

    • Ahah, effectivement, cela appelait une suite, que je n’ai pas pu poster à cause de l’embouteillage qu’il y a eu sur le site samedi dernier ! La voilà donc, et j’espère que le plat de résistance et le dessert seront aussi plaisant que l’apéritif ! 😉
      Merci pour ce commentaire chaleureux ! 😀

  2. Argh, terribles ces 24h00 !
    Cette partie si courte est envolée et déjà très sympathique à lire d’où une sincère frustration quant au manque.
    Merci pour les quelques passages déjà croustillants 😀

    • J’espère combler cette frustration par la suite enfin arrivée !
      Merci beaucoup pour la lecture et le commentaire ma foi très agréable ! 😀

    • Oui, une boucle ! Logique en fait.
      Quoi de mieux que de retourner s’empiffrer gratuitement après en avoir tant et tant fait pour retrouver ce trésor. (j’espère que sa main va mieux 😀 )
      Je ne suis pas déçue et souris toujours en déposant ces quelques mots 😀

Laisser un commentaire