Entre temps, par Mélodie Smacs

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[24 h de la nouvelle 2016 : L’histoire doit se passer à au moins deux époques différentes (pas forcément très distantes), qui ne peuvent pas communiquer directement entre elles (pas de portails temporels, de machines à remonter le temps, de télépathie…), mais se répondent et se complètent.]

Ce soir-là, le seigneur du domaine fêtait les trente-cinq printemps de son épouse. Plusieurs tables longues, agrémentées de chandeliers et de mets variés, s’étalaient dans la salle de banquet. Les convives se délectaient de ce que les cuisinières avaient préparé. Les ménestrels chantaient les récits de batailles et de romances interdites, accompagnés par la mélodie inimitable de leurs luths.

Siégeant à la table principale, en beaux habits drapés, le seigneur s’esclaffait face aux calembours de l’un des troubadours. À sa droite, son épouse resplendissait de mille feux. Sa robe rouge, préparée spécialement pour l’occasion, mettait en valeur les courbes de sa silhouette. Un verre de vin à la main, elle profitait de la musique et du spectacle des quelques saltimbanques.

Assis près d’eux, leur fils aîné paraissait s’ennuyer. Héritier du domaine de son père, il lui fallait pourtant s’habituer à tous ces rituels festifs. Un jour, la charge de ces temps de bonheur lui reviendrait, autant que celle de gérer les terres et le bien-être de ses sujets. Du haut de ses dix-huit années, la responsabilité l’écrasait déjà. Ses apprentissages quotidiens ne cessaient de se multiplier et l’ennui avec. Lui qui rêvait de folles cavalcades et d’aventures, ne quitterait ce château que pour affaires.

Il lâcha un soupir lorsqu’elle passa près de lui. Dans sa robe délavée, un foulard nouant négligemment ses cheveux, la servante remplissait sa coupe. Le tissu de ses larges manches le frôla. Elle s’empressa de se redresser et ses joues rosirent. Leurs regards se croisèrent et le teint de la jeune femme s’enflamma. Baissant aussitôt les yeux, elle plia les genoux devant lui et repartit à toute allure.

Elvide retourna bien vite aux cuisines. Son travail n’attendait pas. La beauté du fils du seigneur la troublait bien trop et elle manqua renverser son plateau. Malgré le temps passé dans ce château, elle ne s’y habituait toujours pas. Un charme envoûtant s’échappait de lui. Leurs rangs distincts n’autorisaient aucun espoir, pourtant le danger de l’interdit la consumait d’envie. Elle avait délibérément laissé son manchon le frôler, consciente du risque encouru. Comment résister ?

Il semblait ailleurs quand elle l’avait observé de l’autre bout de la salle. Après avoir évité les mains baladeuses de plusieurs convives, elle s’était mise en tête de le rejoindre pour le sortir de sa torpeur. Il fallait qu’il réalise sa présence, son existence. Lui, l’intouchable, le fier guerrier qu’elle détaillait à l’entraînement dès qu’elle le pouvait.

La jeune femme se ressaisit. Point de romance possible avec lui. Le lourd plat qu’on lui tendit la ramena à la réalité et elle retourna servir les invités.

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Appuyée contre le mur du fond, Marine garde les yeux fermés. Sa colocataire, Jesse, lui avait parlé de ce groupe de rock, mais elle n’imaginait pas passer une si bonne soirée. La voix langoureuse du chanteur caresse ses tympans avec tendresse tandis que les rythmiques de basse et de batterie tambourinent dans sa poitrine. Mais les accords de guitare l’émeuvent au plus haut point. Les musiques douces jouées par des rockeurs la transpercent toujours d’une vague de chaleur. Comment un genre habituellement brusque peut-il autant atteindre le cœur de quelqu’un ?

Avant la fin de la mélodie, elle soulève ses paupières pour distinguer les émotions sur les quatre visages masculins. À travers les bras levés, elle réussit à détailler celui du chanteur, comédien dans l’âme. Plus en retrait, le guitariste affiche une mine triste. De sa position, la jeune femme ne peut déterminer s’il joue un rôle ou si la chanson le peine réellement. Pourtant, elle ne parvient plus à détacher ses yeux de lui. Il dégage comme une aura mystérieuse.

D’un autre côté, les musiciens ne sont-ils pas tous ainsi ? À sa droite, son amie lui met un coup de coude pour la ramener sur terre. Le morceau est terminé. La salle retentit de cris et d’applaudissements. Une fin de concert en apothéose.

Le groupe se retire après plusieurs remerciements. Marine s’est laissée convaincre par Jesse, elles vont maintenant se rendre dans un bar situé à deux pâtés de maisons pour attendre les quatre hommes. Sa colocataire sort avec le bassiste et tenait absolument à venir accompagnée ce soir. Face à ses yeux de cockers, comment résister ?

Une heure plus tard, le groupe rejoint enfin les deux jeunes femmes. Jesse se jette dans les bras de son copain tandis que les autres s’installent sur la banquette. Le guitariste se retrouve assis à côté de Marine qui salue le groupe. Bien vite, sa pile électrique de colocataire fait les présentations : Tom au chant, Eden à la basse, Quentin à la batterie et Loucian à la guitare.

Après plusieurs heures de discussions auxquelles le dernier membre présenté n’a que peu participé, Marine décide que l’heure de partir retentit. Elle a déjà bien trop veillé pour un jour de semaine, demain il lui faut terminer un article et elle ignore encore comment le conclure. Jesse proteste et lui intime de rester. À défaut d’y parvenir, elle demande à un des garçons de ramener son amie chez elle. Bien trop consciente des capacités à convaincre de la petite brune, Marine ne tente pas de s’opposer à sa proposition. Loucian se lève et lui fait signe d’avancer. À priori, il la raccompagne.

Sur le trajet, aucun des deux ne parle. La jeune femme se sent quelque peu intimidée par l’attitude distance de son accompagnateur. Par chance, elle vit à dix minutes du bar. Le silence gênant ne dure donc pas longtemps et elle s’empresse d’entrer dans son immeuble après l’avoir remercié.

Drôle de type.

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Au fond de la tour la plus éloignée du château, des soupirs s’échappèrent des lèvres entrouvertes de la jeune femme. Agrippée à de fermes épaules, elle s’abandonnait aux plaisirs de la chair. Une main passée sous sa cuisse soulevait son jupon. Le froid des pierres dans son dos contrastait avec la chaleur incandescente de sa peau. Retenant un cri, elle planta ses dents dans le cou de l’homme avec qui elle se trouvait. Un râle rauque s’échappa alors de sa gorge. Il s’empara avec autorité de sa bouche et accentua le mouvement de son bassin.

Cédant à la passion, l’extase parcourut les deux amants au même instant. Essoufflés, ils restèrent encore un moment dans cette position. Comblée, Elvide profita plus longuement de la chaleur de ces bras puissants.

Jamais elle n’aurait imaginé pouvoir se trouver un jour enlacée par cet homme. Pourtant, leur rencontre datait déjà de plusieurs semaines. Ils se voyaient aussi souvent que possible, à des endroits peu fréquentés. Le banquet d’anniversaire de la maîtresse du domaine avait tout déclenché. Peu après ce soir-là, le fils du seigneur avait commencé à réaliser la présence de la jeune femme. Partout où elle allait, son regard la suivait, comme elle le faisait jusqu’alors pour lui.

Oh, bien sûr qu’Elvide avait tenté de se convaincre qu’il ne souhaitait que profiter d’une petite servante, comme il devait sans doute déjà le faire avec bien d’autres ! Pourtant, elle n’avait pu résister à cette attirance. Tel un papillon, elle laissait les flammes la consumer.

Plus elle passait de temps en sa compagnie, plus son amour pour lui grandissait. En parallèle, ses peurs et inquiétudes d’être un jour prochain blessée croissaient. Elle savait que tout s’arrêterait bientôt. Le jeune seigneur finirait de jouer avec elle et son pauvre cœur se briserait. Comment envisager un scénario alternatif ? Mais ces merveilleux moments en sa compagnie valaient bien toute la souffrance du monde. Au moins pour un temps, il lui appartenait. Rien d’autre ne comptait.

Après encore de doux baisers, Elvide repartit vers les cuisines, laissant son précieux amant rejoindre ses quartiers. Un sourire barrait son visage et la jeune femme fredonnait gaiement.

Arrivée en haut des escaliers, la lueur de ses yeux s’éteignit. Sa mère l’attendait, bras croisés. Elle connaissait trop bien ce regard sévère. Elle savait. Elvide tenta de lui passer à côté, feignant l’innocence, mais une main l’agrippa par le coude avant de la tirer le long d’un corridor. Elle protesta, interrogea sa mère. Aucune réponse ne sortit de ses lèvres crispées.

Une fois dans le dortoir qu’elles partageaient avec les autres servantes, la jeune femme fut éjectée au sol. En un réflexe protecteur, elle leva ses bras au-dessus de sa tête. Prête à être battue, elle resta sans voix lorsque son baluchon tomba sur ses genoux.

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Comme prévu, écrire l’article s’avère compliqué. Marine tapote ses doigts contre le bois de son bureau. Le manque de sommeil ralentit toujours son cerveau, pourquoi a-t-elle laissé Jesse la convaincre de sortir la veille ? D’un autre côté, le concert était vraiment bien… Mais à cause de cette soirée, elle ignore comment terminer cette stupide histoire de chat sauvé par un pompier.

Suite à un café et deux viennoiseries, une conclusion lui apparaît. La jeune femme s’empresse de la rédiger avant qu’elle ne lui échappe. Une bonne trentaine de minutes plus tard, elle montre son travail à sa rédactrice en chef. Satisfaite, elle l’autorise à partir du bureau, en quête d’un nouveau sujet.

Marine récupère ses affaires et se dirige vers le centre-ville. Étant donné son état de fatigue, le parc la tente bien plus, mais à moins de vouloir écrire sur un chien et un frisbee, il vaut mieux éviter.

Armée de son appareil photo et de son calepin, elle arpente les rues mouvementées, attentive aux conversations environnantes. En marchant devant la vitrine d’une boutique de marque, elle réalise son allure actuelle. Ses courts cheveux rouges en bataille lui donnent l’air d’une folle. Y glissant sa main pour leur rendre une forme correcte, elle interrompt soudain sa tentative infructueuse. De l’autre côté de la rue, elle voit Loucian, le jeune homme qui a hanté sa nuit. Sa guitare sur le dos, il marche avec nonchalance.

Avant de pouvoir réaliser son geste, Marine le hèle. Par chance, un camion passe bruyamment juste à ce moment, le musicien n’a pas dû l’entendre. La journaliste baisse son bras et soupire en se demandant pourquoi elle n’a pas pu s’empêcher de vouloir attirer son attention. Secouant la tête, elle s’apprête à se remettre en marche lorsqu’elle réalise que le beau brun se trouve face à elle.

Il la salue d’un signe de tête et l’observe, d’un air interrogateur. Marine bafouille des excuses pour l’avoir dérangé. Elle ignore pourquoi elle a agi ainsi et lui propose de lui offrir un café pour se faire pardonner. Loucian semble surpris par cette soudaine demande, mais accepte néanmoins.

Installés en terrasse, ils discutent de la pluie et du beau temps. Marine explique son travail et sa recherche active d’un sujet. Le jeune homme l’écoute avec attention et évite de s’étaler sur sa propre vie. Trouvant ça à la fois charmant et étrange, l’esprit de la journaliste s’éveille. Que peut bien cacher cet homme ?

#

Les larmes plein les yeux, Elvide s’éloignait du château. La carriole la bousculait tandis qu’elle fixait l’aile gauche, les quartiers de son amant. Elle ne le reverrait plus jamais. Sa mère l’envoyait aux confins des terres du seigneur. Après l’avoir rabrouée sans ménagement, elle l’avait fait monter dans ce chariot. Ses adieux furent expéditifs.

Elvide l’avait déçue. Elle le savait, mais sa mère aurait dû comprendre… Son cœur lui dictait sa conduite. Elle aimait tant le jeune seigneur ! Malgré toutes ses tentatives pour se convaincre du contraire, elle n’avait pu réfréner les ardeurs de leur passion. La jeune femme ne regrettait rien. Au moins avait-elle connu l’amour, le vrai.

Les champs défilaient autour d’elle. Les paysans continuaient à y travailler malgré le soleil couchant. Des bambins couraient dans tous les sens, s’amusant à un jeu imaginaire. Leurs éclats de rire paraissaient venir d’un monde lointain, enveloppé dans la brume. Un épais nuage de tristesse accompagnait la jeune femme et elle ne souhaitait pas s’en dépêtre.

S’éloignant peu à peu, les perles salées séchèrent sur ses joues rosies par le froid. Elle serra ses affaires contre elle et ne cessa d’observer le château rétrécir de plus en plus. Son conducteur, un cousin, avait eu la délicatesse de ne pas l’interroger sur son état lamentable. Elle lui en était reconnaissante, donner des explications dépassait ses capacités actuelles. Elvide partait épouser un fermier, tel était le vœu de sa mère.

Au château, le jeune seigneur la chercha partout. Leur idylle étant secrète, il ne pouvait poser de questions aux servantes, mais il n’arrêta pas pour autant ses investigations. Tous les endroits possibles furent fouillés, tous les murmures écoutés. Peu importe comment, il la retrouverait. Cette femme était apparue sans prévenir dans sa vie, hors de question qu’elle en reparte de la même façon.

Des jours passèrent ainsi et le désespoir le gagnait. À court d’initiatives, le jeune seigneur interrogea la mère de sa dulcinée. Intimidée, la femme lui annonça le mariage de sa fille. Se confondant en excuses, elle le supplia d’épargner sa vie.

À la fois furieux et rassuré de savoir qu’elle ne l’avait pas quitté de son plein gré, il prépara son départ. Il comptait bien la retrouver. Toutefois, son père n’envisageait pas l’avenir de son fils ainsi. Il lui présenta sa fiancée, la fille d’un châtelain voisin. Après un long discours sur ses responsabilités en tant qu’héritier, le jeune seigneur dut renoncer à son voyage, tout du moins pour l’instant…

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En bonne journaliste, Marine se rend sur internet pour enquêter. Aucun sujet ne l’intéresse plus que ce mystérieux guitariste en ce moment, autant régler l’affaire tout de suite. Après tout, plus vite elle trouverait les réponses à ses questions, plus vite elle pourrait passer à autre chose.

Convaincue du bienfondé de son raisonnement, elle parcourt les pages du site du groupe. Quelques photos, des dates de concerts et de brèves informations sur chacun des musiciens. Rien de bien transcendant, mais elle ne s’attendait pas à trouver ce qu’elle cherchait là-dessus.

Écumant les moteurs de recherche, elle parvient à découvrir le nom de famille de Loucian. Une fan a ouvert un blog rien que pour lui. De nouvelles photographies, mais pas tellement de renseignements croustillants. Aux grands maux, les grands remèdes ! Marine décide de se rendre à la bibliothèque pour retracer la généalogie du beau guitariste. Trop de mystères l’entourent, il lui faut trouver le fin mot de l’histoire. Les fouilles s’avèrent plus ardues que prévu.

Après plusieurs heures intensives à écumer la base de données, elle parvient enfin à un résultat. Une photo s’affiche sur l’écran. Abasourdie, la jeune femme l’imprime et sort en envoyant un message à Loucian pour lui donner rendez-vous à leur endroit habituel.

Elle arrive au fond du parc, près de l’arbre où ils ont passé de longs moments à discuter et fonce vers lui. Marine lève la photo au nez du guitariste qui en reste bouche bée. Elle l’assaille de questions, sans lui laisser le temps de répondre. Le cliché date des années 70, comment se fait-il que le jeune homme y figure ? Après plusieurs vérifications, il ne s’agit pas d’un membre de sa famille. Perturbée, elle ne peut s’empêcher d’être virulente dans ses propos.

Fatigué de l’entendre l’accuser, Loucian l’interrompt enfin. Il se fâche à son tour car elle a fait des recherches sur lui. Leurs quelques discussions ne l’autorisent pas à enquêter à son sujet. La tension monte. La jeune femme reconnaît son indiscrétion, mais insiste pour des explications tandis que le musicien évite les questions.

Toujours à cran, ils s’approchent l’un de l’autre. Marine fait de grands mouvements accusateurs. Exaspéré, Loucian lui ordonne de se taire. Liant la parole au geste, il l’attrape par les hanches et colle ses lèvres aux siennes. L’acceptant, la journaliste passe ses bras autour de son cou et l’attire contre elle.

Après un interminable baiser, le guitariste se recule, abasourdi. Il la dévisage et murmure tout bas qu’elle lui ressemble.

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Le château essuya une attaque la veille des fiançailles du fils unique du seigneur. Les catapultes détruisaient les murs, les archers enflammaient les toitures tandis que les chevaliers avançaient à bon rythme dans la cour.

Le domaine manquait cruellement de défense. Le châtelain avait été pris par surprise. L’organisation de la fête avait permis à ses ennemis de s’infiltrer parmi les convives. La forêt cachait les machines de guerre pendant que les tentes installées pour les festivités dissimulaient les armures et armes. L’assaut avait été lancé à deux heures, tandis que la plupart des gardes dormait. Les cloches d’alarme résonnaient encore dans la tour.

Pris au dépourvu, chacun tentait tant bien que mal de survivre et de défendre la salle du trône où le seigneur et sa femme avaient trouvé refuge. Leur fils manquait à l’appel. Chevalier dans l’âme, il combattait ardemment leurs ennemis, mais malgré les efforts de chacun, l’assaillant gagnait du terrain.

Au petit matin, les derniers gardes rendaient les armes. Le seigneur avait été décapité et sa tête reposait en haut d’une pique, à la vue de tous. Son fils se réveilla trois jours plus tard au milieu du charnier où il avait été laissé pour mort, ce que lui-même croyait. N’ayant plus rien à retrouver, il disparut sans un regard en arrière.

Dans la ferme de son époux, une ribambelle de bambins se pressait contre elle. Elvide avait bien vécu. Elle avait eu quantité d’enfants, qui lui permettaient depuis déjà quelques années d’être grand-mère. À présent, la mort venait pour elle.

Sa famille au complet se réunissait à son chevet, en dehors de son mari, parti rejoindre le ciel plusieurs années auparavant. Chacun l’embrassait et lui murmurait des mots gentils. La vieille femme ne pouvait regretter sa vie. Pourtant, un souvenir du passé la hantait toujours. Lorsque la dernière de ses filles vint lui rendre hommage, elle décida de vider son sac. Elle lui conta l’histoire de son amour de jeunesse, du fils du seigneur qu’elle n’avait jamais pu oublier. Bien sûr, le fermier avait été bon avec elle et son cœur s’était ouvert à lui, mais les années ne suffisaient pas à effacer le visage du beau jeune homme du château.

La larme à l’œil, elle serra la main de sa fille et murmura le nom de l’être aimé dans un dernier soupir : « Loucian ».

FIN

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4 thoughts on “Entre temps, par Mélodie Smacs

  1. L’histoire est classique et le style est maladroit. Mais, malgré tout, les scènes sont bien agencées et les sentiments des personnages sont bien amenés. On se prend d’affection pour ces jeunes femmes et on a vite envie de les pousser dans les bras de ce tombeur 🙂

  2. Secrets de famille ou secrets des coeurs, jeu subtil du temps qui permet des retrouvailles improbables au-delà des siècles.
    Une destinée croisée qui se laisse lire, entre soupir et pointe de tendresse.
    Sympathique histoire pour un sympathique moment de lecture 😀

    • Merci Karele et Alice pour vos avis !
      Première participation aux 24h, c’est un timing rapide, mais un exercice amusant.

  3. Je n’ai pas de style maladroit, peut-être « simple » et ne cherchant pas la complexité. Mais rien de grave, surtout en plus pour 24h d’écriture !
    Histoire très bonne, je me réjouis si tu te représentes 🙂

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