Les folles entreprises, par Marie Saintemarie

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[24 Heures de la Nouvelle 2015 : Le texte devait intégrer un lieu abandonné depuis un certain temps.]

Le rêve a toujours eu une place très importante dans ma vie. Petite dernière d’une famille nombreuse, j’étais seule loin derrière les autres, seule avec des parents vieillissants qui avaient d’autres préoccupations que de jouer avec moi. Je me suis donc inventé des mondes fantasmagoriques peuplés de créatures maléfiques ou bienveillantes selon mon humeur. Je revenais à la platitude du réel le temps des basses tâches quotidiennes pour m’en évader dès que possible. Lorsque j’ai su lire, l’univers des auteurs s’est superposé au mien, l’enrichissant et lui donnant encore plus d’ampleur, me permettant de découvrir des zones géographiques dont je ne soupçonnais même pas l’existence. La banquise, le désert du Sahara, les steppes de l’Asie centrale, la Camargue, le Mississippi, la forêt des Ardennes ou le mont Blanc sont devenus des lieux que j’ai beaucoup fréquentés dans mes rêveries. À l’âge adulte, j’ai fait du théâtre et me suis reconnue, lors des improvisations, dans le bain de mon enfance, à cette  différence près que je n’y étais plus seule. Nous étions une vingtaine d’âge et de provenances diverses, mais nous nous entendions à merveille pour rêver d’une vie différente qui aurait la créativité pour épicentre.

L’hiver avait été rude, il avait beaucoup neigé et la température avait chuté à plusieurs reprises en dessous de moins dix. Ce mercredi-là, il soufflait un vent glacé. Les grandes feuilles d’un Parisien, abandonné là, tourbillonnaient en claquant sinistrement. J’allais tout jeter quand je repérai que la grille des mots fléchés était encore vierge : une aubaine pour ma pause de midi ! C’est en repliant la page machinalement, une fois la grille terminée que les gros titres m’ont sauté aux yeux : village à vendre en Haute Vienne, « Cette aventure est un choix de vie personnel »… Intriguée, je lus l’article, le relus de la première à la dernière ligne : le hameau déserté de Courbefy, mis aux enchères hier, n’a pas trouvé preneur. Il reste 10 jours pour acquérir cet ensemble… 19 bâtiments… une piscine et des courts de tennis… des box pour chevaux… un complexe hôtelier d’une capacité d’accueil d’une centaine de places… un restaurant… faillite… mise à prix 330 000 euros.

Avant la fin de l’après-midi, j’avais donné rendez-vous à tous les copains pour le soir même. Je n’avais donné aucun détail au téléphone, mais au ton de ma voix, ils avaient senti que c’était impérieux et s’attendaient à l’annonce d’une catastrophe. Quand tout le monde fut là, je sortis la feuille et commençai à lire. D’abord, silence total, mais à l’expression de tous, je voyais bien que ça moulinait ferme dans leurs têtes. Puis tout le monde s’est mis à parler en même temps : on aurait un grand jardin et des chèvres et des poules pour les œufs frais et des lapins, et Amélie pourrait amener son cheval et des copains à lui, et Lina aurait une vache, oui mais que ferait-on avec 20 litres de lait par jour ? Ben des fromages, pardi ! Et on mettrait tous nos bouquins en commun et on aurait une maison pour les amis de passage, pour des artistes en résidence et une salle de théâtre et encore… et encore… et encore…! On n’était pas à court d’idées !

— J’ai un plan d’épargne logement, dit François.

— Moi aussi, dirent ensemble Lina et Maroussia.

— Nous, on a un peu de sous de notre héritage, dirent Capucine, Myriam et Matthieu après s’être consultés du regard.

— Je peux vendre mon appartement, dis-je.

Alex, toujours très pragmatique, avait pris un papier et un crayon et notait les sommes d’argent dont nous pourrions disposer.

— On a plus que ce qu’il faut pour acheter. Le reste nous servira pour faire les premiers travaux. Comme je suis à la retraite, j’ai du temps et je vous propose de me renseigner plus précisément et de contacter le notaire qui s’occupe de la vente, dit-il.

Tout le monde fut d’accord. Nous nous quittâmes à une heure fort avancée, des rêves plein la tête qui ne demandaient qu’à devenir des réalités.

Le vendredi après le boulot, nous étions huit éclaireurs à prendre le train pour Limoges. Le lendemain, le ciel était bas, mais il ne pleuvait plus. Nous avons loué deux voitures et à 10 heures, le GPS nous indiquait, en pleine forêt, que nous étions arrivés ! Nous avons continué à rouler sur un chemin de terre jusqu’à voir les premiers bâtiments. Tout le hameau avait été squatté. Les portes avaient été défoncées, les volets battaient. Les travaux à faire nous semblaient énormes et notre rêve commençait à prendre l’eau.  Je sentais tout le monde déçu, découragé.

— On ne peut pas se contenter d’un simple coup d’œil, il faut y regarder de plus près, dis-je pour nous redonner un peu de moral.

Pendant que Sacha prenait des photos et que les autres exploraient, avec Alex nous sommes entrés dans le premier bâtiment de droite, le plus imposant, tout en longueur sur deux niveaux, qui avait visiblement été aménagé en hôtel. Les murs étaient couverts de graffitis, les sanitaires et les vitres étaient cassés. Mais la remise en état pouvait se faire relativement rapidement et ce bâtiment pouvait servir de camp de base où chacun pourrait avoir un peu d’intimité en attendant d’avoir sa maison reconstruite. En face, un gros bâtiment à un étage qui avait dû être un restaurant avait souffert un peu plus. Les parquets et l’escalier avaient été arrachés, des arbustes poussaient dans la grande salle et ce qui avait servi de cuisine était envahi de ronces. Au-delà de la place, 9 maisons bordaient une ruelle pour aboutir à une autre place entourée de 5 maisons plus importantes à un étage. Toutes les portes étaient enfoncées et l’intérieur plein de détritus et de meubles cassés. À côté de l’hôtel, une maison à un étage avait été préservée des pillages ainsi que trois autres, dont une flanquée d’un four à pain et une autre accolée à une piscine pleine de bouteilles vides. Un chemin de terre menait à des box pour chevaux, à une grange et à une maison. Ces trois bâtiments, un peu à l’écart, étaient fermés, en parfait état et semblaient être encore utilisés. Par contre les courts de tennis, de l’autre côté du chemin, étaient un champ de ronces. Sur l’ensemble des bâtiments, le gros œuvre était sain. Ce constat nous avait plutôt rassurés. Lorsque nous nous retrouvâmes, nous choisîmes de nous installer dans le jardin d’une des maisons dont la treille devait être particulièrement accueillante en été. La table et les deux bancs en bois, bien que verts de mousse, étaient solides et nous accueillirent pour un pique-nique. Le bloc d’Alex regorgeait de notes et de mesures sur chacun de bâtiments. Sacha avait tout mitraillé dans les moindres détails. À 16 heures, nous avions rendez-vous chez le notaire et à 19 heures 57, nous reprenions le train pour Paris et le lendemain, nous nous étions tous retrouvés pour commenter les photos et donner toutes les explications nécessaires.

Dans la semaine qui suivit, la SCI « Les folles entreprises » était créée avec 20 associés. Fabienne et Alex, les gérants, allèrent signer le compromis de vente à Limoges, le 3 mars et le 16 juin, nous sommes tous allés « chez nous » après qu’ils aient, en notre nom à tous, signé l’acte de vente.  Quelques-uns restèrent pour commencer les travaux en s’installant dans ce qui deviendrait la maison d’Amélie, qui pouvait être habitée directement. Il était urgent qu’elle puisse récupérer son cheval ; les box ont donc été nettoyés, et des clôtures électriques ont été installées. Elle avait mis des annonces un peu partout dans les centres équestres où elle avait travaillé et avant la fin du mois de juin, les 8 box furent pleins de chevaux en pension. Elle fut la première en tout : première logée et première à avoir une activité rémunératrice à Courbefy. Ensuite nous nous sommes attaqués au déblaiement des ordures qui rivalisaient avec les ronces pour envahir les maisons. La deuxième urgence était de pouvoir nous loger tous, c’est donc par l’ancien hôtel que nous avons continué. Le fourgon de Gilbert et la camionnette d’Alex se relayaient sur le chemin de la déchèterie de Bussières. Et pour nous « reposer » des gravats de l’hôtel, nous vidions la piscine de ses bouteilles ! Mr Bricolage de St Yrieix nous voyait défiler dans ses rayons. C’est d’ailleurs là qu’Alex, qui nous sortit du chapeau un CAP de menuiserie, rencontra Henri. Henri et son atelier s’ennuyaient ferme à Ladignac depuis qu’ils étaient à la retraite. Henri vivait seul. Il vint voir comment nous nous en sortions. Il resta pour l’apéro, revint le lendemain nous « prêter la main », donna des conseils, en un mot, il prit ses habitudes à Courbefy car il appréciait tout particulièrement la cuisine d’Élisabeth. Un jour, il prit des mesures. Il disparut une semaine entière et revint en bougonnant que ce n’était plus de son âge de faire ça tout seul. Le soir même, une porte était posée à l’entrée de l’hôtel faite avec du vieux bois qui lui restait sur les bras. Dans la foulée, il vendit tout son matériel à Alex et en prime, l’usage de son atelier, son savoir-faire d’artisan à la condition qu’on lui permette de s’occuper en faisant ce qu’il aimait et avait toujours fait et accessoirement, qu’il partage nos repas.

Durant tout l’été, Courbefy fut une ruche bourdonnante. Les 20 associés de la SCI, bien sûr, mais d’autres copains aussi qui vinrent nous aider, enthousiasmés par notre aventure. À la fin de l’été, l’hôtel était terminé : il avait une grande pièce d’accueil et 10 chambres avec leurs sanitaires, à chacun des deux niveaux. Ça nous permettait de vivre dans une certaine indépendance les uns par rapport aux autres. Certains d’entre nous avaient vécu dans des communautés post soixante-huitardes et ne voulaient en aucun cas revivre la promiscuité qui avait fait à la fois leur charme, mais surtout leur perte. Toutefois, nous ressentions tous le besoin de construire une vie collective. Mais nos expériences de vie diverses nous avaient appris à nous débrouiller seuls et à apprivoiser notre solitude. Nous y étions farouchement attachés et bien décidés à faire cohabiter ces deux opposés. À l’extrême bout du village, deux maisons mitoyennes furent aussi prêtes pour les deux couples de retraités qui avaient décidé de rester en permanence. Les autres, nous revenions tous les week-ends et toutes les vacances pour continuer à restaurer d’autres maisons. François avait obtenu sa mutation à la trésorerie de Thiviers en octobre, il précédait Lina de quelques mois.

À la fin de l’année, trois couples et Amélie vivaient chez eux. En mars, Pierre, dit Pipo, obtint sa mutation à St Yrieix. En avril, je pris ma retraite. À la fin de l’année scolaire, les contrats de travail d’Yvan, de Matthieu et de sa sœur Myriam n’étant pas renouvelés, ils se retrouvèrent au chômage, alors autant économiser des loyers en région parisienne et venir vivre avec les autres. Capucine, l’autre sœur de Matthieu, donna sa démission et les suivit. Océane se décida à rester après avoir aidé Matthieu à construire sa cabane dans un arbre d’une clairière. Dans la foulée, ils en firent 6 autres perchées ou non. L’aménagement de ces cabanes, bien que sommaire, était confortable.

Avec le retour de l’été, la main d’œuvre afflua de nouveau et nous avons fini une autre maison. Rodolphe était courtier en assurance à Paris, il devint courtier en assurance en Limousin. Mais fils unique, pas question pour lui de venir sans Cécile, sa mère. Julie, sa compagne démissionna et avec Capucine, l’autre assistante sociale créèrent une entreprise d’aide socio-administrative : elles proposaient via internet et contre rémunération, de prendre en charge toutes les démarches administratives et les courriers des personnes phobiques à ce genre d’activité ou qui avaient la flemme ou pas le temps de s’en charger elles-mêmes. Ce deuxième été vit arriver Karl sur son vélo. Il passait par là. Notre projet lui plut, il resta.  Les derniers arrivèrent. Ils avaient donné leur démission et la question des ressources se posa. Nous décidâmes de mutualiser nos revenus, salaires, retraites, indemnités de chômage ou RSA, tout fut mis en commun et réparti de manière égalitaire. Les charges aussi.

La population du village augmenta encore avec l’arrivée de Simon, le père de Sacha. Simon était notre conseiller-réparateur en informatique. Dès que nous avions un problème, il venait, certes en ronchonnant, mais il venait. Un jour, il nous annonça que c’était son dernier déplacement, la prochaine fois, il s’installerait ! C’est ce qu’il fit un peu avant Noël. Il arriva accompagné d’une dizaine d’ordinateurs et de 2000 films qui vinrent tenir compagnie aux 4000 livres que nous avons mis en commun dans la bibliothèque.

À la fin de cette deuxième année, un autre bâtiment collectif était également terminé, avec une cuisine aux normes et une salle à manger de 80 couverts qui pouvait être utilisée aussi comme salle de spectacle. Toutes les maisons y compris la maison des ateliers étaient fonctionnelles.

Au niveau de la ferme pédagogique, nous avons Gaufrette, la vache brune d’Aquitaine, Coralie, Pâquerette, Clémentine, les chèvres poitevines, et leur copain bouc Zitoun, Joséphine, Christophine, Colombine, Arlequine et Rouquine, les brebis, Tiphanie, Praline et Mélusine, les ânesses, des lapins, des poules, des oies et une multitude d’abeilles. Les jardins fournissent la quasi-totalité des légumes que nous consommons.

L’hôtel pourrait accueillir deux classes avec 2 ou 4 accompagnatrices par classe. Les différents agréments et autorisations étaient obtenus. LE projet pouvait se mettre en place. Démarchage auprès des écoles, des maisons d’enfants, annonces dans les journaux, etc. Depuis, les stages et les classes se succèdent. Toutes sortes d’ateliers sont proposés : théâtre, marionnettes, photo, atelier d’écriture et découverte du patrimoine, pâtisserie, pain, fromage et confiture, musique, couture, dessin, peinture, sculpture, construction de cabanes, bricolage de toute sorte en atelier ou sur des ordinateurs, équitation, baignade à la piscine, randonnées, ping-pong, tennis, course à pied dans les sentiers forestiers. Ce qui fait que nous n’avons guère que trois ou quatre enfants par atelier, avec qui nous partageons ce que nous aimons le plus. Ce sont presque des vacances. Les enfants ont un large choix d’activités ou d’animateurs, et tout le monde semble satisfait de la vie et des relations au sein de ce village.

Nous nous relayons pour la restauration, l’entretien des bâtiments et le ménage dans tous les lieux collectifs. J’aime particulièrement mettre le linge à sécher en plein vent. En faisant cette activité toute simple, corvée pour certains, il me semble que je m’approche de quelque chose qui pourrait s’appeler le bonheur.

En hiver, les activités d’animation tournent au ralenti. Nous en profitons pour nous replier dans nos maisons-cocons, pour avoir des relations interpersonnelles plus centrées sur nos affinités que sur nos activités, pour lire, pour faire des choses pour nous. Mais au moins une fois par semaine, nous passons la soirée tous ensemble et nous ouvrons la salle à manger, salle d’exposition, aux gens de l’extérieur pour un repas suivi d’un spectacle. Une fois par mois, nous avons une réunion d’organisation. C’est là que nous pouvons nous engueuler copieusement parce que qui fait trop de bruit, qui n’en fait pas une rame, qui laisse traîner ses affaires là où elles n’ont rien à faire ou ne range pas les outils communs ou ne fait pas sa part du nettoyage. C’est là que nous discutons des investissements, des projets, de l’abandon de ce qui ne fonctionne pas.

Nous ne sommes pas centrés sur Courbefy. Alex et Jacotte sont très vite devenus conseillers municipaux à Bussières. Les parents sont très actifs au niveau de l’école et du collège. Yvan a ouvert un club de kung-fu et Karl organise des tournois de scrabble. Les sculptures de Gilbert agrémentent les ronds-points de la région et nous jouons nos spectacles de théâtre, musique ou marionnette dans les communes voisines.

Aujourd’hui, ça fait 16 ans que notre rêve commun tricote la réalité au quotidien. Nous sommes 27 adultes et 18 enfants, de 2 à 87 ans à vivre de manière permanente à Courbefy. Des désaccords existent bien sûr entre nous, mais rien qui ne soit oublié au cas où nous ayons besoin de faire front tous ensemble. Nous sommes attentifs les uns aux autres. Nous prenons soin de ceux qui en ont besoin. Nous partageons les joies comme les naissances, les peines comme le décès d’Henri, les maladies et les accidents des uns et des autres. Nous préservons notre village, bien protégé au milieu des bois. Nous partageons notre qualité de vie avec les enfants que nous accueillons, nous essayons de leur transmettre à la fois nos passions et nos valeurs. Aujourd’hui, j’ai 75 ans, je me sens complètement étrangère au tumulte du reste du monde, à cette société de consommation qui engendre tant de frustration et de violence. Vivre en ville, entassés et indifférents aux voisins, n’est pas une fatalité. Je sais qu’il existe d’autres organisations comme à la nôtre où il fait bon vivre, même si on ne possède pas le dernier appareil à la technologie la plus avancée, le dernier vêtement à la mode. J’aimerais, en faisant savoir et en partageant ce que nous vivons, donner de l’espoir et susciter des projets pour rendre d’autres vies plus heureuses et plus douces.

FIN

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4 thoughts on “Les folles entreprises, par Marie Saintemarie

  1. Bonsoir

    Voici une histoire très douce et plaisante. Celle d’une communauté qui a voulu construire quelque chose à hauteur humaine et en faire son petit chez soi.
    C’est vraiment bien écrit. On dirait un réel témoignage, c’est confondant. Tout fait très vrai.
    On pourrait avoir peur de la ribambelle de prénoms, mais on n’y attache pas trop d’importance, on sait que le « héros » du récit, c’est la communauté.
    Il n’y a que le fait que le « théâtre » ne soit plus évoqué qui m’a chagrinée, surtout que le groupe donne des spectacles (même s’il y a eu de nouveaux habitants en plus)

    Franchement, un bon texte très agréable.

  2. Belle histoire de communauté en construction, j’aurais aimé en savoir plus sur les difficultés dont tes personnages ont dû triompher…

  3. Je suis venue lire ton texte sur conseil de Dea (pour une fois que ce n’est pas l’inverse) et je n’ai pas été déçue.
    Mais d’abord, j’aimerais m’excuser. Coincée tout à la fin, je n’avais pas remarqué ta nouvelle et nous nous sommes rendues compte un peu tard que personne ne t’avait commenté encore. Je sais d’expérience que c’est parfois dur de voir les autres être lu et pas soi 🙁 Navrée de ce retard donc.

    Pour en revenir au texte, il est assez touchant et réaliste.
    La partie que j’ai préférée est, sans conteste, le premier paragraphe. Il fait beaucoup en moi et je peux me retrouver dans ce personnage.
    Certes, ton histoire est très simple comparé à tout ce fantastique qu’on a eu. Tu n’as pas conté de voyages intergalactiques ou décrit une dystopie. Mais tu m’as fait rêver avec cette histoire de communauté.
    Au fur et à mesure que tu détaillais, j’imaginais sans problème la tournure que cela prenait et j’en venais même à souhaiter à la fin que ca existe réellement pour aller y emménager.
    C’est fluide, prenant, réaliste tout en apportant du rêve. Bravo.

  4. merci pour vos commentaires.
    la réalité s’est hélas arrêtée à la première réunion qui a fait suite à la lecture du journal, mais elle nous a fait rêver tout un hiver. Je ne désespère pas de voir la réalisation à une beaucoup plus petite échelle : nous sommes 5 à rechercher une grande maison dans le Va d’Oise pour permettre à ceux qui travaillent de le faire sans trop de trajets. Quant aux autres, ils attendent un lieu pour poser nos accessoires et costumes et faire nos impros et répétitions. Ceux qui ont des enfants viendront nous squatter pendant les weekend…!

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