L’Élue, par Stéphanie Soban

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[24 Heures de la Nouvelle 2015 : Le texte devait intégrer un lieu abandonné depuis un certain temps.]

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Urgences psychiatriques de Moulleville,

15 octobre 2015

Les lumières crues du plafond rendaient les visages blafards, encore plus cireux qu’ils ne l’étaient pour de bon. Le long du couloir C, les chambres se succédaient dans un alignement parfait. Le docteur Houllebac retenait son souffle à chaque fois qu’il passait devant cette cellule depuis deux jours. Derrière le hublot, il contempla l’expression horrifiée de sa patiente. Rien dans son comportement ne laissait entrevoir une maladie relevant de la psychiatrie. Elle déclinait parfaitement son identité, savait où elle vivait, selon sa réalité. Cela, le médecin ne le savait pas encore.

Son investigation n’avait mené nulle part durant ces quarante-huit heures. Célia Norson n’apparaissait dans aucun fichier administratif. Le seul homonyme avait vécu deux siècles avant cette année. Alors, l’équipe médicale avait mis un protocole en place, en attendant de faire la lumière sur son cas. Les infirmières lui prodiguaient les soins d’usage, des anxiolytiques légers pour lui éviter de sombrer dans une crise de panique, elles respectaient aussi toutes les consignes de sécurité. Pourtant, le docteur Houllebac était convaincu de leur inutilité, il ressentait une certaine empathie pour cette adolescente aux traits de poupée, il était convaincu qu’une raison irrationnelle se cachait derrière cette transe. Jamais de sa carrière il n’avait ressenti un sentiment pareil pour un malade. Sa patiente ne présentait pas de symptômes annonçant un épisode d’affolement. Elle se tenait droite, sur son lit, le regard fixe, avec au fond de ses yeux, une peur insondable. Toutefois, on la sentait capable de se maîtriser, elle semblait même vouloir lutter contre le mal.

Le docteur entra, il poussa légèrement la porte afin de l’avertir de sa visite. L’adolescente tourna les yeux vers lui. Ses pupilles vertes se dilatèrent à cause du rai de clarté que l’ouverture apportait dans la chambre. Il s’assit sur le bord du lit, à sa gauche.

— Alors Célia, comment te sens-tu à présent ?

— Bien.

— Voudrais-tu me rappeler où tu habites, s’il te plaît ?

— 245, avenue des Liondards.

— Dans quelle ville ?

— Paris.

— Sais-tu où tu te trouves ?

— Oui.

— Tu veux bien me le dire ?

— Oui. À l’hôpital de Moulleville.

— C’est très bien, l’encouragea-t-il. Que fais-tu ici ?

— Je viens me faire soigner.

— Es-tu malade ?

— Elle ne veut pas me le dire.

Le docteur Houllebac fut déconcerté par la réponse. Il répétait exactement les mêmes questions que les fois précédentes, mais les réponses ne variaient jamais, jusqu’à cet instant. Célia redisait mot pour mot ce qu’elle avait dit depuis son arrivée. Et aujourd’hui…

#

30 juillet 2015,

Aux abords du lycée Blaise Pascal,

Paris XV°

— Prends soin de toi, ma chérie, et n’oublie de me téléphoner tous les jours.

— Arrête maman, je suis plus une gamine.

— Mais oui mon bébé !

— Pff !

— Allez, promets-le moi.

— J’ai 14 ans ! Je te le dis, je ne suis plus TON BÉBÉ.

— Alors, un texto un jour sur deux et un jour sur deux un coup de fil, ça te va ?

— Mouais, si tu veux. Bon, faut que j’y aille, Manon et Marjo m’attendent.

L’adolescente fonça vers son groupe de copines. Les gamines piaillaient si fort qu’un essaim d’abeilles n’aurait pas fait autant de bruit.

— Il paraît que les garçons sont super mignons là-bas, gloussa Marjo.

— C’est sûr, va y avoir Brian, ajouta Manon.

— Vous connaissez le programme ? questionna la troisième.

— Oui, plage et drague, rit Manon.

— Et pour les parents…

Marjo sortit un dépliant de sa poche, elle lut tout haut :

— Un centre de loisir exceptionnel. Vos enfants découvriront des activités hors du commun et s’en trouveront changés à jamais. Le camp de vacances Les découvertes offre les avantages d’un camp classique en y apportant un brin d’originalité.

Toutes trois pouffèrent devant le ridicule de la publicité. Que pouvaient vouloir des ados en vacances ? Des sensations fortes ? Oui, certainement les garçons en mal de petite copine. Pour les autres, seuls comptaient les trophées sentimentaux qu’ils rapporteraient.

Le trio s’était promis que cette année, chacune sortirait avec au moins deux garçons pendant les quinze jours de vacances. Manon avait déjà des vues sur Brian, elle pensait dégoter une autre proie sur la plage. Du haut de ses 14 ans, elle paraissait largement plus âgée de deux ou trois ans. Le challenge était du tout cuit pour elle. Marjo était la plus réservée des trois. Plus petite de taille, maigrichonne, avec pour seul atout de séduction sa façon de s’habiller pour créer l’illusion d’avoir plusieurs centimètres en rab et son maquillage sophistiqué, elle affolait quand même les garçons de son âge. Leur troisième camarade recelait d’ingéniosité afin de ne pas participer à leur stupide défi. Cela n’était pas facile, il avait fallu user de stratagème pour ne pas être en course. Elle pensait donner son premier baiser au garçon qui ferait battre son cœur, non à cause d’un pari. Manon et Marjo s’en fichaient, elles avaient franchi le pas il y avait bien longtemps. Heureusement, l’arrivée du car tombait à pic, elle ne se justifierait pas devant ses amies.

Le car se rangea devant les grilles du lycée Blaise Pascal. Le chauffeur essuyait les gouttes de transpirations qui formaient un sillon sur ses joues bombées.

— Allez les gosses, on monte, que ça saute, les avions ça n’attend personne, ronchonna-t-il.

— Donnez-nous cinq minutes, répondit un des accompagnants.

Les moniteurs grognèrent face à la mauvaise humeur du chauffeur. Corine entamait son second voyage avec des adolescents, plus habituée aux petits, elle gérait avec grand mal leur insolence. Greg, l’autre moniteur, semblait tout droit sorti d’une autre époque. Il portait un sarouel bleu nuit, son tee-shirt aux couleurs indéfinissables collait parfaitement aux bijoux qui pendaient de son cou et de ses oreilles.

— Soyez cool, ils sont en vacances, lança-t-il au conducteur.

Le bonhomme grassouillet gigotait encore plus sur son siège à présent. Corine et Greg lui signifièrent au bout des cinq minutes le top départ.

Les moniteurs comptèrent une dernière fois les occupants du car.

— 12, il y a le compte, décréta Greg.

Le trajet jusqu’à l’aéroport fut semé d’embouteillages. L’heure tournait, pendant ce temps, un autre groupe de 12 autres vacanciers attendait dans la salle d’embarquement.

Corine et Greg formaient des groupes de 4 et donnaient les dernières consignes avant l’arrivée à l’aéroport. Le groupe des trois filles intégra un quatrième membre, ce fut Brian. Manon s’excitait comme une puce à l’idée de voyager côte à côte avec le garçon qui la faisait craquer. Seulement, Corine ne l’entendit pas de cette oreille, elle calma le jeu tout de suite. C’est tranquillement que les trois groupes se présentèrent au guichet d’embarquement.

Rejoint de l’autre partie de la colonie, les 24 vacanciers ainsi que les 4 moniteurs survolèrent l’océan Atlantique.

L’avion se posa sur le tarmac de Moulleville, une île au sud-ouest de la France.

Un autre car attendait les voyageurs. Ce chauffeur était complètement à l’opposé de l’autre. Sa taille grandiose effara tout le monde, il se dégageait de lui une impression bizarre. Ses yeux rentraient un peu trop loin dans ses orbites et ses joues maigres creusées d’un trou au milieu. Le pire arriva lorsqu’il se mit à parler.

— Soyez les bienvenus à Moulleville, le camp de vacances Les découvertes offre les avantages d’un camp classique en y apportant un brin d’originalité.

Son timbre de voix discordait avec son physique longiligne, il avait un accent russe avec une pointe d’aigu sur les voyelles. Les trois amies se concertèrent d’un regard. Le chauffeur récitait le tract du camp. La façon étrange dont il le dit les fit frissonner malgré le vent chaud qui soufflait sur l’île.

Le car démarra, il s’engagea rapidement sur une route déserte. Le soleil déclinait, donnant au ciel des couleurs australes. Dans ce camaïeu de violet, une étrange étoile scintilla au-dessus du bus.

Les ados montraient des signes de fatigue au bout de deux heures de route. Le trio alla voir les moniteurs, leurs inquiétudes grandissaient sans vraiment savoir pourquoi.

— Dans combien de temps on arrive ? interrogea Manon.

— Bientôt, répondit Corine, pour se débarrasser de ces filles agitées.

— Sur la brochure, il est écrit que le camp est à 500 mètres de la plage…

— Ça suffit, coupa Corine, allez vous rasseoir !

Les filles regagnèrent leurs sièges en boudant.

— À 500 mètres de la plage ! Mon œil, nos parents se sont fait berner et nous aussi. On va se retrouver au fin fond du monde dans un trou pourri, se lamenta Marjo.

— Vous ne trouvez pas qu’on roule depuis trop longtemps ? intervint Manon.

— Oui, depuis deux heures, on a le temps de faire le tour de l’île normalement.

La dernière camarade se raisonnait afin de ne pas basculer dans la peur. Pourtant, plus le paysage se profilait à l’horizon, plus le doute l’assaillait.

Le goudron lisse fit place à un chemin sinueux et graveleux, les roues du car déviaient de temps à autre dangereusement. Tandis que le chauffeur jetait des œillades constantes dans son rétroviseur intérieur, les filles l’observaient depuis un long moment. Elles étaient les seules à ne pas dormir. Elles parlaient afin de résister au sommeil qui les envahissait, mais la nuit ne leur accorda aucun répit. Les têtes reposaient sur les ceintures de sécurité en guise de coussin, les berçant au rythme du ronronnement du moteur.

La nuit était bien avancée quand Manon se réveilla. Le bus était arrêté au milieu de nulle part. Le chauffeur avait disparu, sa place vide augmenta l’angoisse en train de poindre. Elle secoua ses deux autres amies.

Dans les rangées, tout le monde semblait dormir du sommeil du juste.

— Prenez vos sacs à main et vos gilets les filles, on va voir ce qu’il se passe dehors, proposa Marjo.

— T’es folle ou quoi ! répliqua Manon.

Quant à la dernière, elle les suivit sans mot dire lorsqu’elles descendirent les marches. Il faisait noir sur cette route hors des sentiers balisés. Les aiguilles des pins tombés à terre grinçaient à chacun de leur pas. Le groupe d’amies marcha un long moment en direction du nord, là où l’on atteignait le sommet de l’île. Elles ne s’aperçurent pas de la distance parcourue avant d’être essoufflées. Les pins trop hauts couvraient les seuls rayons de lumière que les étoiles et la lune donnaient à cette nuit inquiétante.

— Ici, cria Manon.

Une immense grille en fer se dressait au milieu de la forêt. Seul le métal avait survécu au temps, la clôture n’était qu’un souvenir. De petits bouts de barbelé en attestaient. L’endroit donnait des frissons tant il était austère. Un écriteau vint confirmer où elles se trouvaient.

Marjo se fit aider de sa deuxième amie pour dépoussiérer la pancarte.

— Couvent Sainte-Anne, lut-elle.

Elles progressèrent avec lenteur dans ce dédale de murs détruits. Il faisait trop sombre au début de leur prospection, mais maintenant que le soleil perçait, elles distinguaient les contours d’un lieu ancien. On devinait le parapet épais qui cloisonnait le pourtour, les différentes pièces séparées par des parois en béton et au centre de la pièce principale, un pentagramme peint en rouge. Bien entendu, l’usure du temps ne laissait transparaître que sa silhouette. Pourtant, il se trouvait là, sous leurs pieds. Elles explorèrent cet ancien couvent qui avait dû abriter des nones, une date se dissimulait sous la mousse d’un mur. Une aura mystérieuse entourait cette abbaye vieille de plus de 200 ans. La troisième camarade le ressentit, elle eut la chair de poule un instant en frôlant un morceau de bois en décomposition, à l’époque, cela devait être une chaise ou une table, curieusement, du tissu restait accroché dessus. Elle s’en empara comme s’il s’agissait d’une relique sacrée, la cacha dans sa poche.

Une fois qu’elles avaient visité chaque recoin de cette ruine, inconsciemment, elles repartirent vers le centre, là où le pentagramme les appelait.

Manon marchait sur la pointe du cardinal ouest et Marjo à l’est. Les deux filles, diamétralement opposées sur l’étoile à cinq branches échangèrent des mots banals sous le regard médusé de la troisième.

— Manon !!! Marjo !!!

Ses appels furent vains.

Ses amies disparurent dans un voile nuageux.

Elle cria longtemps avant de cesser d’appeler à l’aide. Au milieu de la figure géométrique, elle s’assit, les bras et les jambes croisés. Pendant qu’elle serrait le tissu au fond de sa poche, un souffle ancestral la traversa.

— Tu es l’Élue.

Le chant mélodieux d’un air de prière, répétait dans une liturgie destinée au peuple invisible qui l’entourait l’enveloppa. Elle se sentit tour à tour apaisée, angoissée, aimante, malade, souffrante, agonisante, mourante.

Toute une vie défila en elle.

Sœur Célia invectiva tous les démons à travers sa descendante.

— Tu es l’Élue, redit-elle pendant des heures. Je vivrai en toi.

Elle n’en finissait pas de rabâcher ces mots pour signifier aux forces malignes qu’elle avait gagné une seconde âme ; elle qui expiait ses fautes depuis deux siècles.

#

Urgences psychiatriques de Moulleville,

17 octobre 2015 à 23h00

Le docteur Houllebac fit entrer le couple de quadragénaires. Une femme fluette, aux mêmes traits que sa patiente et son mari, un grand gaillard taillé comme un rugbyman.

— Votre fille prétend s’appeler Célia Norson.

Le couple enfouit la tête dans les épaules, occultant la remarque du psychiatre. Le praticien ne fut pas dupe. Il n’était pas question de leur infliger un questionnaire de plus, le choc d’avoir cru perdre un enfant, celui de l’avoir retrouvé dans un tel institut était éprouvant, alors, il n’insista pas.

Une fois entrés dans la chambre blanche, les parents prièrent le médecin de les laisser seuls.

La mère obtura le hublot permettant au personnel de surveiller les patients. Le père étala un tapis sur lequel un pentagramme rouge ornait le centre. Ils investirent deux points opposés du tapis, un à l’ouest et l’autre, à l’est.

— Nous aurions dû l’avertir, chuchota la mère.

— Tu sais très bien que non, la tradition le veut, la découverte est nécessaire.

— Et si elle était l’Él…

— Ne dis pas ça. Tu sais très bien ce que cela signifierait, lui répondit-il inquiet.

Les parents disposèrent des bougies autour, puis, ils installèrent leur fille au centre.

— Commençons, il faut faire vite, répliqua le père.

Une heure, plus tard.

Le docteur Houllebac s’inquiétait de ne pas les voir ressortir. Il avait entendu de drôles de bruits s’échapper de la chambre.

Il frappa à la porte, sans prendre le temps d’attendre la réponse, il pénétra à l’intérieur. Sa patiente se leva, dans une posture tout à fait normale pour une adolescente de notre époque. Elle avança vers lui.

— Merci Docteur Houllebac, je vais mieux. Je m’appelle Sonia Norson.

— Où est passée Célia ?

— Qui ça ? fit-elle semblant de ne pas comprendre. Mes parents vont signer les formulaires de sortie. Voulez-vous leur indiquer où se trouve le secrétariat ?

Le psychiatre leur donna les papiers. Une sourde appréhension lui enserra la poitrine. Les parents avaient changé d’attitude. Ils étaient sûrs d’eux une heure avant et à présent, leur fille semblait les guider telles des marionnettes.

— Je préférais Célia, baragouina le docteur.

Tous les trois sortirent de l’enceinte de l’hôpital. Ils prirent place à l’arrière d’une large berline qui comptait sept places. Dans l’habitacle, Manon et Marjo baissèrent les yeux. Les servantes de l’Élue lui devaient le respect.

Le chauffeur aux joues creusées s’inclina devant la Maîtresse.

— J’étais certain que c’était vous, dit-il avec son accent russe.

FIN

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9 thoughts on “L’Élue, par Stéphanie Soban

  1. Merci pour ton commentaire sur ma nouvelle : je suis émue !
    Concernant ton texte, tu m’as bien accroché avec Célia… Je me demandais ce qui lui arrivait et tu as su maintenir le mystère jusqu’au bout ! La partie du voyage m’a bien fait flipper… Avec ce chauffeur bizarre : les personnages vivent comme il faut sous tes mots… Seul petit bémol, les parents qui arrivent comme ça, sans crier gare, trouvent le remède un peu trop vite.. Mais tu pourrais doser un peu plus cette fin en nous donnant quelques indices avant ce dénouement… Bravo, j’ai bien aimé te lire.
    Françoise

    • Je te renvoie un grand merci. C’est vrai, j’aurais pu laisser quelques indices au début, quand sa mère lui dit au revoir. Seulement, je ne savais pas vraiment où j’allais moi-même alors… C’était une surprise.

  2. l’histoire est agréable a lire , les descriptions fluides. c’est très sympa on reste grave sur la fin et on ne comprend pas trop l’univers dans lequel le personnage se trouve du coup ^^

  3. 🙂 Oui j’ai eu les mêmes remarques plusieurs fois, d’ordinaire j’écris plutôt des histoires sentimentales. j’ai voulu m’essayer à un autre genre.

  4. Ca faisait un petit moment que j’entendais parler de ta nouvelle mais j’hésitais à aller la voir de suite. Je ne pas pourquoi, quelque chose dans le nom me rebutait. Ca sonnait bien trop prophétie fantastique.
    Alors, j’ai été TRES surpris par ta première phrase. Ca m’a attiré et en même temps, je pensais « oula… Avec ce titre, attention. Ou bien ça passe, ou bien ça casse ».
    Et pourtant, la première partie était bien. Il n’y avait pas trop de maladresse par rapport à l’hôpital (oui, c’est surtout cela qui me faisait peur en fait) et tu arrives à nous intriguer très rapidement. Comme le médecin, on se demande ce qu’il y a. La dernière phrase, notamment, est bien trouvé : on sent qu’il va se passer quelque chose.
    Et du coup, l’histoire peut commencer directement dans l’action, on a déjà accroché. Ton introduction est donc parfaite sur ce point.
    On découvre cette adolescente, avant qu’elle ne soit tétanisée. On s’y accroche plutôt vite, grâce à ce qui a été fait plus haut.
    Petites pensées pêle mêle sur ce passage (oui, en fait, je dois avouer, j’écris cette critique au fur et à mesure) :
    *Un avion ? Rien que ca ? Ouah. Mais elles vont où ? {Un peu plus tard} Sur une île ? O.O La colo a du couter assez cher alors, sinon ils auraient pris le bateau.
    *Le trope de la fille dont les amies ne pensent qu’à séduire alors qu’elle attend l’Amour… Oula… Là encore, ca passe ou ca casse. Mais pour l’instant, ça passe car tu n’insistes pas dessus.
    *Les personnages des mono sont amusants. Enfin, moi ils me font rire.
    *On ne sait toujours pas le nom de l’héroïne. Depuis le début, tu prends grand soin de ne pas le dire. C’est une bonne idée.
    *Le second chauffeur… Sent le démon à des kilomètres à la ronde. Ou alors il est juste très grand et russe.
    L’action commence au final assez tard. Mais vu qu’elle est bien introduite, ce n’est pas tellement un tort.
    {Après avoir fini le texte}
    La fin m’a pas mal surprise. Même si l’on devine vite qu’elle va se faire posséder par le fantôme des lieux (dès cette phrase en fait « Une aura mystérieuse entourait cette abbaye vieille de plus de 200 ans »), je ne m’attendais pas à ce que les parents soient au courant, ni même que les deux filles finissent comme esclave.
    Autre bémol : tu as lancé pleins de personnages qui avaient l’air intéressants et au final… pas mal d’entre eux n’apparaissent que très peu. C’est dommage.

    Cependant, ton texte m’a pas mal surpris. Je ne m’attendais pas à lire ça et je suis contente de m’être trompée.

    • Tout d’abord James, je suis touchée que tu dises que ma nouvelle a fait parler d’elle. Je le suis aussi par ton long commentaire. Je suis d’accord avec tous les points, notamment, le nombre de personnages que je n’ai pas fait intervenir après les avoir décrits. Si je devais remodeler le texte, je pense que j’en effacerais comme les moniteurs et je m’attacherais plus au dialogue du début entre le personnage principal et sa mère pour insérer petit à petit le suspense. Quant à la fin, je ne pense pas l’avoir assez travaillée. *sourire*

  5. Fin surprenante pour l’histoire de Célia/Sonia ! Mais aussi, je me doutais bien que cette héroïne jamais nommée cachait bien son jeu…

  6. Il y a un glissement de genre entre la partie vacances d’adolescentes et la fin qui est intéressant, bien que peut être un peu abrupt, même si je trouve que l’introduction le prépare bien. Sur le coup, le flash-back m’avait fait une drôle d’impression (je croyais rester sur ma faim), mais la nouvelle terminée, je trouve que c’est une bonne idée.

  7. Deuxième participation aux 24 heures de la nouvelles, on s’aperçoit qu’il n’est pas facile de modeler une histoire en si peu de temps. Autant pour les personnages que le canevas, c’est un vrai challenge, auquel j’ai ajouté ( et je n’aurais peut-être pas dû), un genre que je ne maîtrise pas du tout. Je vous remercie pour vos commentaires et je me rend compte que l’an prochain, je resterai dans ma catégorie, sans y déroger 😉
    A chacun son pain, le mien est le roman d’ado à l’eau de rose, voire les histoires d’adultes ou le polar. Les autres histoires de science-fiction ou de fantastique sont tellement bien menée… Bravo aux auteurs !

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